Anyi Wang

  • Ce court roman, L'Histoire de mon oncle a été écrit en 1990, un an après le drame de Tiananmen.
    En réalité, ce sont trois histoires qui composent ce roman, peinture d'une époque et d'une génération. La première partie se passe dans un petit village perdu au fin fond de la campagne chinoise : une jeune fille s'éprend de son maître d'école, un intellectuel « droitiste » réhabilité; puis, c'est l'histoire de la réussite sociale de l'oncle qui devient un écrivain connu et prend sa revanche sur la vie de chien qu'il amenée pendant la Révolution culturelle; viendra enfin le temps du drame et des désillusions.
    C'est sans complaisance qu'elle porte un regard désabusé et ironique sur la génération qui l'a précédée.
    C'est le bilan et le réexamen de son époque.

  • Sa beauté surpassait celle des jolies adolescentes sans être tout à fait celle d'une femme. Une lumière intérieure soulignait ses traits, éclairait harmonieusement son teint et brillait dans ses yeux. Xiaoqiu était à la fois fraîche et éclatante. Elle faisait confiance à la vie, non par déraison mais parce que, pleine de bonté, elle ne croyait pas au malheur.
    Dans le Shanghai du siècle dernier, nous découvrons l'existence insouciante et précaire des artistes de l'opéra, entre ombre et lumière, d'où émerge la figure de cette jeune fille, née de père inconnu, dont la force d'âme nous éblouit. Sa vie se pare de l'éclat du théâtre, et pourtant sa naissance scandaleuse, sa beauté sensuelle lui valent de subir médisances et même humiliations. Mais rien n'entame l'enthousiasme et la générosité de Xiaoqiu, qui éclaire de sa lumière toutes les épreuves qu'elle traverse.

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    1 autre édition :

  • Celle qui a célébré Shanghai avec tant de maîtrise et d'opulence dans son roman Le Chant des regrets éternels part ici à la recherche de son histoire, «?qui a pour moi, dit-elle, quelque chose de secret, tant mes impressions de Shanghai, ma ville, se mêlent aux herbes folles de ma vie personnelle?». Elle compare Shanghai et Pékin, essaie de définir le goût des deux villes, leur langue, leurs personnages, leur manière de vivre le vent, le soleil et le manège des saisons, leur idéal et leur trace dans l'histoire. Enfin, elle conte les récits de hasard et de fortune qui ont fait la légende et la prospérité de ce qui était encore il n'y a pas si longtemps, à l'aune de l'histoire de Chine, un simple village de pêcheurs.

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  • Il est des livres qui, par la richesse des miens qu'ils savent créer et la beauté ciselée de leur écriture, prennent dès la première lecture la dimension d'un classique.
    Tel est le cas du chef-d'oeuvre de wang anyi, le chant des regrets éternels. ce roman est tout entier traversé par la palpitation d'une ville, la mythique shanghai, dont le destin se trouve intimement lié à celui d'une femme: wang ts'iyao, au prénom évocateur. "pure jade". reine de beauté dans le flamboiement d'un shanghai qui connaît avant 1949 ses dernières années de liberté, partageant une passion cachée avec un notable politique, elle doit se réfugier ensuite dans une des "fissures du monde" , alors que la nuit de la révolution culturelle s'est abattue sur la cité autrefois lumineuse.
    Lorsque shanghai renaît, à l'aube des années 1980, est-il encore temps pour ts'iyao de rattraper les jours enfuis? nul mieux que wang anyi ne sait tisser des liens bruissants de vie et d'échos entre la petite et la grande histoire. et donner ainsi valeur d'emblème aux mille nuances et frissons d'une âme féminine déchirée par la nostalgie de ses rêves évanouis.

  • Titi, petite poupée au mince visage de porcelaine, vive et effrontée, passe des mains d'un homme à un autre, en un chassé-croisé amoureux où chacun se désire, se fuit, se blesse, se retrouve dans les nuits de Shanghai. Ateliers d'artistes au bord de l'eau, galerie d'avant-garde, fêtes et lieux à la mode. Loin d'être un décor, Shanghai est le coeur flamboyant de l'intrigue, imprévisible, excessive, mystèrieuse. Puis, les lumières de la nuit éteintes, on découvre que la main du magicien est passée par là, puis repartie.

    1 autre édition :

  • Une jeune femme, lasse de son mariage, rencontre lors d'un colloque à Lushan un écrivain célèbre. Un homme mystérieux et taciturne vers lequel elle se sent d'emblée attirée. Là, dans ce paysage de montagnes et de pins noyés dans le brouillard, ils communieront dans un amour secret, presque dénué de mots et de contact physique. Le roman de Wang Anyi a la beauté de ces peintures chinoises où le trait à l'encre noire s'appuie sur le vide pour suggérer l'élan de la vie et des sentiments ; elle y dépeint ce moment suspendu où le coeur s'accorde parfaitement au paysage et y puise dans le silence la confirmation de son idéal. Dans cette montagne coupée de falaises et de gorges profondes, la jeune femme se sent transformée, libérée, son coeur déborde de vitalité, tout lui paraît possible.

  • Dans une petite ville comme les autres en Chine, à l'époque de la Révolution culturelle, un garçon et une fille vivent une passion physique intense et bouleversante. Tous deux danseurs dans la même compagnie luttent avec violence contre l'irrésistible attirance qui les lie l'un à l'autre en défiant tous les interdits. Les corps qui dansent, qui se battent, qui s'aiment avec une fureur désespérée ou une joie radieuse, leurs odeurs, la sueur, la mélopée des porteurs d'eau près du fleuve où ils se rencontrent en secret, l'ardeur du soleil et le refuge de la nuit : dans une langue envoûtante, lancinante, ces pages racontent l'irruption du désir et des corps à une époque où ils étaient bannis. Les deux adolescents combattent en vain cette flamme qui jaillit du plus profond de leur être et qui incarne la force même de la vie. Ce roman qui est le premier d'une trilogie (les deux autres romans sont en cours de traduction aux Editions Picquier) parue dans les années 1986-1987 en Chine, fit scandale par la franchise avec laquelle était abordée la sexualité. C'est un texte d'une grande violence, curieusement détaché aussi, sans autre morale que celle des corps, de la puissante palpitation de la vie, qui ne connaît ni barrière, ni loi ni tabou.

  • Conduit par son frère aîné à Shanghai, un jeune homme à peine sorti de l'enfance devient violoncelliste. Au même moment vient de naître, dans une ville nichée entre mer et montagne, une petite fille qui deviendra " la jeune fille de la ruelle de la Vallée d'or ".
    Cette jeune fille, légère et futile, redoutable et calculatrice, papillonne, traite les hommes avec dédain, rêve de celui qui saura la dominer. Les années vont passer et leurs vies se dérouler en parallèle, jusqu'à ce que leurs chemins se croisent et que tous deux se trouvent pris au piège d'une passion irrépressible.
    Wang Anyi construit son roman comme une partition musicale où les vies de ses personnages se déploient comme des lignes mélodiques en contrepoint. Et par la grâce savante de son écriture aux basses riches et profondes, aux aigus puissants et passionnés, mûrit en secret la violence de l'appel amoureux qui va bouleverser ces vies ballottées par les aléas de l'Histoire. Là-haut, sur cette colline dénudée où ne poussent ni fleurs ni fruits, culminera l'amour de deux êtres que rien ne destinait à se rencontrer, sinon l'absolue loi du désir qui transforme un hasard improbable en destin.

  • Le Jour de la gratitude au travail réunit deux récits, mordants et drôles, sur le monde du travail, vu du côté féminin, au Japon. L'art d'Itoyama Akiko, c'est de savoir, dans le tableau d'ensemble, repérer le détail qui, soudain, bouleverse la perspective. Ses deux textes colorent la banale réalité du travail de la touche de l'imprévisible ; alors l'être humain révèle son excentricité cachée, et la lutte pour le pain quotidien, son ironique vacuité.

  • Lumieres de hong kong (les)

    Wang/Anyi

    • Picquier
    • 23 Février 2001

    Les Lumières de Hong-Kong, parues en 1995, suivent le fil de la vie de Lao Wei, un homme sur le retour qui a connu le ghetto de la Chinatown de San Francisco et l'envers du rêve consumériste américain.
    Mais ce sont les deux femmes qu'il rencontre à HongKong, carrefour de toutes les Chines, qui sont les véritables héroïnes de l'histoire : Kai Di la Taiwanaise et surtout Feng Jia, jeune Chinoise du continent que l'on devine échouée là après la tragédie de Tian An Men, sans éducation ni repères, mais tellement attachante. Le fragile triangle oscille dans l'effervescence des nuits de Hong-Kong, la ville ouverte qui cristallise tous les rêves et les possibles.
    Les Lumières de Hong-Kong composent une histoire riche aux implications multiples, qui reflète l'éclatement de la nouvelle Chine et la difficile identité des Chinois d'aujourd'hui. Ils se sont reconnus dans les destins de ces personnages ordinaires et ont fait le succès de Wang Anyi en Chine, mais aussi aux Etats-Unis, où ses livres sont abondamment traduits.

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