Monique Canto-Sperber

  • Sauver la liberté d'expression Nouv.

    Jusqu'où ? Jusqu'où laisser les apprentis censeurs d'aujourd'hui définir ce qu'on peut dire et ce qu'il faut taire ? Jusqu'où tolérer que défoulements et protestations envahissent le monde numérique ? Jusqu'où supporter que des extrémistes privatisent les règles de la parole, refusent le débat et installent leur hégémonie ? La parole publique est déjà l'objet d'un rapport de forces, elle sera demain l'enjeu d'un conflit. Le temps des injonctions est révolu, il faut désormais résister.

    La parole fait mal, change le seuil du tolérable et peut même réduire au silence. Il est donc légitime de la limiter, mais au plus près des délits et sans censure préventive. Bien sûr, on peut tout dire, mais pas n'importe comment et à condition de ne pas vouloir être seul à parler.

    Le concept moderne de liberté d'expression fut forgé entre le XVIIe et la fin du XVIIIe siècle. Les outils numériques, le multiculturalisme, la démocratisation de la parole l'ont rendu peu à peu inadéquat pour régler la parole publique. Fidèle à la tradition libérale, ce livre revient sur l'histoire de la liberté d'expression et en renouvelle le sens, comme la garantie de la plus grande diversité de points de vue.

    Pour la défendre, une philosophie des limites, des concepts sobres, des moyens inventifs seront plus utiles qu'une croisade. Ne pas se lamenter sur l'état des choses, mais combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête.

  • Par son style et par son objet, cette histoire de la philosophie grecque (publiée en 1998 et devenue un classique) a apporté une vision nouvelle de la pensée antique. Les thèses et les arguments des auteurs anciens ainsi que l'histoire des traditions philosophiques qui traversent l'Antiquité depuis les penseurs présocratiques jusqu'aux Byzantins du XVe siècle y sont exposés, analysés et parfois soumis à la critique.
    Dans un tel ouvrage, les étudiants apprendront ce qu'il faut savoir lorsqu'on aborde l'étude de la philosophie antique. Les spécialistes, les philosophes et les esprits curieux y découvriront la fécondité d'une pensée, certes ancienne, mais dont tous les défis n'ont pas encore été relevés.

  • Dans les pays d'Europe occidentale, on considère généralement que les libertés sont acquises. Au rebours de cette conviction, ce livre établit que de larges pans de l'expérience de ces libertés ont disparu de notre vie politique et sociale. Du fait d'évolutions récentes - du souci d'efficacité dans la gestion administrative de la société à l'usage de plus en plus répandu des outils numériques -, elles peuvent même être menacées directement.
    Tel est le contexte où se révèle peu à peu l'épuisement des notions clés du libéralisme : la notion d'individu, celle de responsabilité personnelle doivent être redéfinies, comme, en politique, les exigences de représentation, de médiation et de contre-pouvoir. Nous défaire des dogmes du libéralisme est une condition pour sauver nos libertés les plus précieuses et mieux comprendre le temps présent.

  • Cette quatrième édition augmentée est pour la première fois proposée en version poche. Une somme indispensable, une référence pour notre monde, un outil indispensable pour comprendre notre monde.... Tels étaient les commentaires des premiers lecteurs. Ce dictionnaire est encore et toujours d'actualité : nous avons besoin de "références" quant aux notions d'éthique et de philosophie morale. Il enrichit la compréhension que l'homme contemporain a de lui-même et de son monde.


    Ce dictionnaire est enfin disponible en poche dans une version augmentée : 19 nouveaux articles sur la partie Ethique, bibliographie revue et actualisée. Il y a eu 3 éditions antérieures dans la version reliée. Il est présenté en deux volumes sous coffret illustré. La réflexion morale est enracinée dans une tradition historique et philosophique, l'éthique est la somme des interrogations plus contemporaines. Ce dictionnaire fait ainsi le lien entre l'histoire de la discipline et ses développements récents, il est interdisciplinaire et international.

  • Il n'y a presque plus de monde strictement naturel.
    Partout, de l'artefact mais surtout de l'hybridation, entre le naturel et l'artificiel. une hybridation qui s'apprête à toucher - et parfois touche déjà - l'homme lui-même dans son corps. en effet, peut-être sommes-nous déjà changés, tellement les bouleversements liés aux nouvelles technologies sont considérables. que devons-nous faire ? avons-nous l'obligation morale de nous transformer, ou de nous conserver ? car face à nous, il y a bel et bien un nouvel homme qui vient.

  • Comment définir la guerre juste ? En quelles circonstances, pour quels objectifs est-il possible de justifier le recours à la guerre ? Depuis l'Antiquité, où la guerre était considérée comme le produit naturel des interactions humaines, jusqu'aujourd'hui, où l'usage de la force est strictement limité par les juridictions internationales, la réflexion est ininterrompue sur la justice de la guerre.
    La guerre juste est-elle la guerre nécessaire, soumise à des contraintes dans les motifs et les moyens, ou une forme inédite de guerre morale visant à promouvoir un certain état du monde ? Ce livre plaide pour définir la justice de la guerre à partir de critères hérités de la tradition de la guerre juste mais révisés de façon à faire droit à une forme irréductible d'ambiguïté morale.

  • Voici un livre-CD " hors normes ": sur plus de six heures d'écoute, des écrivains, des historiens, des philosophes se penchent, à l'invitation de la philosophe Monique Canto-Sperber, sur des destins exceptionnels qui révèlent pour la plupart une forme d'exemplarité morale.
    Jean-Pierre Babelon y évoque les dilemmes moraux d'Henri IV, Hélène Carrère d'Encausse y analyse les ambitions tragiques d'Alexandre II, Danièle Sallenave la vitalité combattante de Simone de Beauvoir, tandis que Marc Fumaroli donne vie à Chateaubriand, Marie Darrieussecq à Ovide, Michel Jarrety à Valéry, Bernard Sève à Montaigne, et Emmanuel de Waresquiel à Napoléon et Benjamin Constant... Jean-Pierre Lefebvre, Carole Desbarats, Chantal Thomas, Diane de Selliers et Antoine Compagnon, évoquent quant à eux la force morale des récits littéraires ou cinématographiques.
    Tous ces auteurs posent la question de la difficulté morale de l'existence lorsqu'elle est immergée dans la complexité des choix et des décisions. Ainsi l'examen de vie devient-il pour nous tous une forme majeure de l'apprentissage moral. Pour prolonger l'écoute, Monique Canto-Sperber propose dans ce livre une introduction générale, des suggestions de lecture pour chacune des émissions et des indications bibliographiques permettant d'approfondir la réflexion.
    "Questions d'éthique" est une émission hebdomadaire de France Culture, diffusée tous les lundis de 21h à 22h, qui présente une question éthique liée aux choix individuels, duels, aux progrès des sciences et des techniques, à la www.franceculture.com bioéthique, à la vie publique, à la pratique politique ou aux dilemmes de la vie internationale.

  • Les considérations morales se sont imposées sur la scène du monde.
    Il est en effet difficile aujourd'hui de justifier une action internationale, qu'elle ait trait aux relations entre Etats, à l'économie mondiale ou aux poursuites pénales engagées contre des gouvernants criminels, sans invoquer les valeurs de justice ou rappeler l'ambition de construire un monde meilleur. Le souci éthique propre à notre époque relève-t-il d'une rhétorique des bonnes intentions ou contribue-t-il à modifier de façon irréversible les concepts qui ont permis de penser, depuis plusieurs siècles, les relations internationales ? En montrant comment les jugements moraux peuvent influer sur la fabrique du monde, ce livre plaide pour une nouvelle compréhension du rôle des Etats et critique les illusions d'un monde sans frontières.

  • La question du sens de la vie est, depuis l'Antiquité, une question philosophique majeure. Une vie sans examen n'est pas une vie vraiment vécue, disait Socrate. L'examen, la recherche des raisons et justifications sur lesquelles s'appuient les décisions humaines les plus graves peuvent-elles contribuer à définir le sens de la vie ?
    Cet Essai sur la vie humaine propose d'associer l'analyse du sentiment d'absurdité de la vie, qui rend lancinante la question du sens de l'existence, à la définition des raisons et délibérations à l'oeuvre dans toute vie humaine.
    L'individualité irréductible du sujet d'une vie humaine, l'incertitude des événements qui font la trame de toute existence, la certitude de la mortalité, la relation nécessaire au passé sont autant d'invariants de l'existence humaine. L'analyse de leur signification et de la manière dont ils orientent la réflexion rationnelle sur l'existence humaine ouvre une voie de réponse à la question du sens de la vie.

  • Ce livre présente une réflexion d'ensemble sur les finalités de l'enseignement supérieur en France. Les questions qu'il pose et les analyses qu'il présente s'attachent à mettre constamment en relief les deux facteurs les plus décisifs en la matière : la définition des institutions et celle des visées de la formation.
    Le résultat est un plaidoyer pour la constitution progressive d'un système universitaire à la fois unifié et différencié, présentant une variété de cursus mettant en oeuvre un idéal de formation commun. Sous cette condition, qui vise à maintenir des exigences de formation élevées au sein d'une organisation homogène, cet ouvrage défend la réunion progressive des classes préparatoires et des grandes écoles au sein des universités.

  • Cette étude historique et critique des principaux courants (intuitionnisme, utilitarisme et idéalisme au XIXe siècle, conceptions méta-éthiques issues de la philosophie analytique, réalisme moral et théories de la vertu au XXe siècle) souligne l'identité des questions et la persistance du style philosophique qui permettent de parler d'une tradition propre à la philosophie morale britannique elle nuance aussi le caractère radical de la révolution analytique et plaide pour une lecture moins discontinue de l'histoire de la philosophie morale de langue anglaise.

    Dans la seconde partie sont publiés les essais de six philosophes britanniques dont les travaux témoignent de la richesse des réflexions menées aujourd'hui sur la critique des théories morales et l'éthique de la vertu, sur le cognitivisme moral et la pensée utilitariste, comme sur les questions nouvelles que pose aux philosophes l'éthique appliquée.

  • Sans foi ni loi

    Monique Canto-Sperber

    • Plon
    • 2 Avril 2015

    L'amour, l'amitié, la sexualité ou la séduction ne sont pas sans foi ni loi. Quels espoirs, quelles attentes, quels idéaux plaçons-nous au coeur de ce qui nous unit à nos proches ? La libération des moeurs et la conquête de l'égalité entre hommes et femmes ont radicalement transformé les relations entre les sexes. Dans cette nouvelle donne culturelle et sociale, ne devons-nous pas repenser ce que nous demandons aux autres et ce que nous leur devons, qu'ils soient amants ou amis, compagnons ou simples objets de désir ?
    À partir de nombreux auteurs de la philosophie et de la littérature, de l'Antiquité à aujourd'hui, Monique Canto-Sperber jette une lumière nouvelle sur les liens implicites et tenaces qui nous attachent les uns aux autres.

  • Que dois-je faire ? Qu'aurais-je dû faire ? N'aurais-je pas mieux fait d'agir autrement ?
    Lorsque nous agissons, que nous délibérons sur nos actions, que nous prenons des décisions, nous sommes en quête de justifications, nous cherchons à montrer que notre action était la meilleure chose à faire, sinon la moins mauvaise. Nous nous référons ainsi, plus ou moins explicitement, à des normes et des valeurs communes.
    En partant de la multiplicité des termes employés pour désigner notre expérience morale (éthique, morale, déontologie), cet ouvrage expose les principales théories de la philosophie morale et les grandes questions qui la traversent.
    Il nous invite à analyser la nature des règles suivies par chacun en société. Il nous propose, enfin, des exemples d'éthique appliquée à des domaines concrets comme la vie professionnelle, le soin médical ou l'activité des entreprises.

  • Fécondation in vitro, diagnostic préimplantatoire, grossesses hors normes, mères porteuses, clonage humain : où sont les limites de la liberté en matière de procréation humaine ? Aujourd'hui, faire un enfant ne dépend plus seulement d'un homme, d'une femme et de leurs capacités naturelles de procréer. Dans bien des cas, la naissance est devenue une affaire complexe, où interviennent de nombreux tiers. Faut-il imposer des règles ? Au nom de quelles valeurs pourrait-il être légitime d'empêcher des femmes et des hommes adultes et raisonnables d'accéder à la possibilité d'avoir un enfant, et surtout d'avoir l'enfant qu'ils souhaitent ? Telles sont les questions qu'une philosophe, qui fut vice-présidente du Comité consultatif national d'éthique, et un médecin obstétricien, spécialiste de la reproduction humaine, ont voulu soulever et traiter dans ce livre.

  • Que dois-je faire ? Qu'aurais-je dû faire ? N'aurais-je pas mieux fait d'agir autrement ? Lorsque nous agissons, que nous délibérons sur nos actions, que nous prenons des décisions, nous sommes en quête de justifications.
    Nous cherchons à montrer que notre action était la meilleure chose : l faire, sinon la moins mauvaise. Nous nous référons ainsi, plus ou moins explicitement, a des normes et des valeurs communes. En partant de la multiplicité des termes employés pour désigner notre expérience morale (éthique, morale. déontologie), cet ouvrage expose les principales théories de la philosophie morale et les grandes questions qui la traversent.
    Il nous invite à analyser la nature des règles suivies par chacun en société. Il nous propose, enfin, des exemples d'éthique appliquée à des domaines concrets contrite la vie professionnelle, le soin médical ou l'activité des entreprises.

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