Actes Sud

  • Des poèmes engagés voyagent dans les interstices de l'oeuvre romanesque de Laurent Gaudé, dénonçant le sort que les hommes font aux opprimés - hier esclaves assujettis au commerce triangulaire des pays riches, aujourd'hui migrants économiques et réfugiés en quête d'une introuvable terre d'accueil.

  • Première partie d'une traduction nouvelle et novatrice de la Divine Comédie de Dante, Enfer, cet ouvrage bilingue (italien/français) invite le lecteur à se réapproprier le trésor littéraire que constitue pareil ouvrage fondateur. Cette traduction propose en effet pour la première fois en France, dans son intégralité, une lecture du poème qui prend en compte la structure voulue par le poète et qui est au coeur de la création dantesque. C'est en respectant la dimension orale du texte, son mouvement, sa cadence musicale, ses jeux de sonorités, la vivacité de ton extrême de certains passages versus le rythme plus lent de la méditation, en puisant au coeur même de la création dantesque les éléments caractéristiques de son écriture afin de les transposer en français tout en respectant les spécificités des deux langues, que Dabièle Robert relève le défi consistant à permettre au lecteur d'aller plus avant dans la découverte de la beauté de ce chef-d'oeuvre universel.

  •   À nouveau disponible, l'édition complète des textes du grand poète français qui opta pour une nation algérienne et dont l'oeuvre, solaire et protéiforme, demande aujourd'hui plus que jamais à réintégrer sa juste place dans la littérature de ce siècle.

  • « Je ne saurais dire précisément à quel moment la poésie est entrée dans ma vie, car mes souvenirs n'ont pas le sérieux des éléphants. (...) Ce n'est qu'au lycée Pierre de Fermat qu'un insolite professeur de français a définitivement aimanté mon destin ». La Poésie plutôt que les sciences politiques. L'épreuve de soi plutôt que la réussite sociale. Huit saisons sur «France» «Culture» à animer « Ça rime à quoi ». Et aujourd'hui la grand-voile du« Printemps des Poètes», dont j'ai suivi les prémices au siècle dernier, à hisser droit devant. Sophie Nauleau. À travers ce texte court, Sophie Nauleau s'en remet à l'exaltation des forces poétiques et rend grâce à la voix des poètes.

  • Poésie punk-mystique, sexuelle et chimérique, journalistique et intérieure, provoquante et douce, Le cauchemar merveilleux d'Arthur H. est une plongée exubérante dans la réalité folle d'un monde cacophonique.

  • Le grand poème de Mistral raconte la vie des «voituriers» qui, au siècle dernier, descendaient le Rhône jusqu'à Beaucaire, Arles ou Port-Saint-Louis.
    Écrit en provençal, il n'existait en version française que par celle, très datée, de Mistral lui-même. Claude Guerre en propose une traduction pleine d'allant.

  • "Comme c'était rafraîchissant ! Boulevard Saint-Germain, les grilles ondulées sur le trottoir, avec dessous les lumières du Métro et du gravier, me révélaient les dangers de l'enfer.
    La braise rouge d'une cigarette s'engouffra sauvagement par les mailles du grillage. Encore une étoile qui tombait ! Mais la tour de l'église s'élevait tel de l'ivoire ancien, rendue crayeuse par la palette du temps. Une jambe noire se profila sur un seuil blanc, une vieille femme furieuse avec une jeune chevelure blonde, des continents d'écorce brune s'accrochant au monde blanc et cylindrique d'un érable pelé, l'un d'eux incisé comme par un réseau de voies ferroviaires, tel était Paris : vent et pierre, urine et anneaux rouillés aux murs.
    Paris promettait de m'enivrer d'été et de café, afin que j'oublie mon Etoile. Paris m'offrait des spectacles devant des tentures étoilées. Paris se pliait en quatre pour me surprendre avec des orgasmes de sucre et de beurre. L'amour mort me hantait-il ? Paris m'ouvrait ses cuisses, elle était prête à tout, elle me tendait ses bras et ses jambes ! Une gracieuse Parisienne dotée d'une bouche étrangement mobile s'était mise à me poursuivre, elle agitait ses longs doigts nerveux, et tournait, tournait, incroyablement pâle, cherchant à me toucher, à m'étreindre." W.
    T. VOLLMANN (Extrait). Sous le signe de Lautréamont dans Les Chants de Maldoror ou de la Nadja de Breton, une élégie à l'amour - impossible, définitivement charnel, fatalement déconcertant - dans une ville de Paris sexuée à l'infini, immense et poétique lupanar et commune libre des passions effrénées, lieu par excellence de l'incarnation du désir. Un impétueux et voluptueux voyage au coeur d'un monde enfin et puissamment "décentré".

  • Dans ce recueil, quarante-sept courts poèmes aux thèmes variés s'interrogent, dans leur forme, sur la frontière ténue entre prose et poésie, tandis que trois compositions plus amples rendent hommage à des poètes proches de l'auteur : Yannis Ritsos, Amal Junqul et Salim Barakat.
    Dans ce nouveau recueil, dont l'édition originale est parue à Beyrouth en janvier 2004, Mahmoud Darwich semble comme à son habitude prendre ses distances par rapport à son précédent recueil pour se lancer dans une nouvelle aventure tant dans le contenu que dans la forme. La même question qui le taraude depuis quelques années, celle de la frontière entre la poésie et la prose, est posée, d'une manière ou d'une autre, à travers les quarante-sept poèmes courts de la première partie du livre ("Envie de cadences") et surtout les cinq compositions plus amples - dont trois consistent en hommage à des poètes qui lui sont proches : l'Egyptien Amal Junqul, le Grec Yannis Ritsos et le Syrien kurde Salim Barakat.
    La parution du livre en français, en février 2006, coïncidera avec le début de la grande manifestation organisée autour du poète tout au long de l'année par la maison de la culture Le Volcan du Havre.

  • ce triptyque poétique relate trois vies, celle de matthias grünewald (v.
    1475-1528), peintre du célèbre retable d'issenheim, celle de georg wilhelm steller (1709-1746), naturaliste et explorateur qui a participé aux expéditions de bering, et celle de sebald lui-même. nés à des époques très différentes mais tous trois dans une même région, ils portent dans leur chair et dans leur âme l'empreinte de la violence. en cherchant à appréhender l'essence de leurs souffrances et de leurs aspirations créatrices au sein d'un environnement destructeur, sebald laisse entrevoir, dans son propre itinéraire, quels événements ont concouru à la genèse de ses oeuvres.
    dans cette première publication littéraire, parue en 1988, w. g. sebald aborde déjà ses thèmes de prédilection - magistralement condensés ici dans un poème bouleversant.

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