Atelier Des Brisants

  • « Depuis toujours passionné de bonne chère et de plaisirs épicuriens, j'ai voulu dans ce livre partager le bonheur qui est le mien de découvrir et faire découvrir les richesses gastronomiques de nos terroirs. Il n'était pas possible d'évoquer ici tous les nombreux et délicieux fromages qui composent le plus varié, le plus vaste et le plus beau plateau de fromages du monde. Il m'était impossible de faire une sélection.
    J'ai donc choisi de vous parler simplement, de vous raconter l'histoire, la naissance et l'origine des 45 Appellations d'Origine Protégé des fromages de France significatives de savoirs ancestraux, de leurs diversités... Et pour le plus grand bonheur des papilles je les ai accompagnés d'un recueil de 45 recettes, de l'entrée au dessert. » L'auteur, Laurent Charron est crémier-fromager au Passage, à Lormont en gironde.

  • Tache ou ride ou pointillé ou nuage ou trait chaque détail joint le vide et la plénitude ils respirent l'un dans l'autre au bout du pinceau la tê te et le coeur.

  • Ma première rencontre avec Gracq eut lieu le 18 octobre 1973.
    Nous étions venus de Reims à Paris tous les deux, Paul-Marie et moi. Gracq avait accepté de nous recevoir rue de Grenelle. Mon père m'avait prêté sa voiture. Nous avons démarré de Reims en fin d'après-midi. Nous nous sommes souvent arrêtés sur la route pour respirer l'air frais du Valois, pour nous soulager aussi tant la tension était grande. Arrivés bien avant l'heure, nous nous sommes repliés dans un café pour affiner nos questions et essayer de dominer notre émotion.
    Nous avons enfin gravi les étages de l'immeuble. Il nous attendait un peu distant. Nous avons d'abord bavardé de choses et d'autres, de l'Ardenne et de la Bretagne. Entre deux gauloises, le Maître nous mettait peu à peu à l'aise. Il semblait se réveiller d'une longue solitude.

  • Sur les lignes encombrées ou celles moins fréquentées, par-delà le vide des rails surgit une silhouette, apparaît un vélo, un bagage. Dans un univers de gares ju taposant époques et styles, ce sont les êtres humains et leurs traces qui crèvent l'écran des photos de Stéphane Delpeyrat- Vincent.
    Elles sont peuplées de gens, et surtout d'attitudes. Attitudes de méditation, d'attente, de relâchement. Le « moyen de transport », ce lieu où on ne se sait pas vu, et encore moins regardé, photographié !
    Ou tout simplement où on se fiche d'être vu. On est en train de s'offrir un repos, en train de se faire beau pour le moment d'après, le lieu d'après. On sort du train pour s'en griller une vite fait. Surpris par la petite brise, on regarde le paysage autour de soi en se demandant : « Qui donc vit ici ? Comment vit-on ici ? » Par la fenêtre de son appareil, Stéphane Delpeyrat-Vincent rêve à ces questions et à d'autres : « Que font ces personnes assises à mes côtés ? Où vont-elles à cette heure ? Ontelles deux maisons, deux amoureux, deux boulots ? Comment arriventelles à leur destination finale, loin de la gare ? » En transition lui-même, Stéphane Delpeyrat-Vincent a profité de cet entre-deux pour recueillir les postures pompéiennes de ses semblables, courbés vers leurs portables ou emmitouflés dans leur intimité. Tout ce qui fait aujourd'hui un voyage en transports en commun est dans ce livre. La rassurante présence du « wagon- bar », l'implication des grands-parents, les enfants qui veulent aller aux toilettes, le deuxième bureau, le salon de lecture, les rencontres de quai... Avec la patience, la tendresse et le lien pour fils conducteurs.
    Car si certains semblent réfugiés dans leur intériorité, ces passagers sont tous en relation avec un environnement et un équipement communs. Ce dont nous sommes témoins au fil des couloirs, quais et voitures - conversation fugace, bébé trimballé, visages de lendemain de fête... -

  • " Je suis très heureux quand je peux travailler, mais pas toujours, car je n'en suis pas toujours digne : parfois je me laisse envahir par l'angoisse, et puis je suis trop souvent dérangée...
    Pas forcément par des gens. J'aime ceux qui savent être présents... Quand on veut faire passer dans la main quelque chose qui est dans la tête, c'est très long, et ça ne vient pas comme on avait pensé. Il y a une lutte entre la tête et la main. Je ne me sens pas gestuelle. Je ne sens pas que je fais un geste. Je sens que je fais quelque chose qui obéit à ma tête, à ma pensée. Ce qui se passe là est merveilleux...
    /> " Vieira da Silva

  • De Louise Michel on ne connaît bien souvent que le nom : celui donné à des piscines et des collèges, une station de métro et quatre avenues... ou alors
    quelques images véhiculées dans certains manuels scolaires, comme la "vierge rouge" ou la "pétroleuse"...
    Louise Michel mérite bien mieux que cela, elle qui fut d'abord l'une des premières combattantes pour l'égalité entre les femmes et les hommes, qui milita toute sa vie pour le droit à l'éducation et à la justice sous toutes ses formes. Il y a cent ans Louise Michel disparaissait. À l'occasion de cet anniversaire c'est un message de fraternité et un engagement à poursuivre la lutte contre tous les ghettos que propose ce livre.
    Un dessin original, des lettres fac-similées de Louise Michel, envoyées de sa prison de Clermont-de-l'Oise, sont accompagnés d'une soixantaine de
    peintures de Colette Deblé et de textes écrits par Xavière Gauthier, Claude Lelièvre, Michelle Perrot, Zahia Rahmani, La Duchesse d'Uzés et Isabelle Rome.

  • Les photographies de René Char, prises le 23 juillet 1984 aux Busclats par Marie-José Lamothe, présentent le poète de Fureur et Mystère comme on ne l'imaginait guère : expansif, spontané, rieur, mais aussi méditatif et sombre.
    Le récit d'André Velter qui accompagne ces images révèle un homme, physiquement, moralement, poétiquement, hors normes. C'est un géant à la verve insoupçonnée qui apparaît ici, capable de subtiles évocations, d'improvisations fascinantes et de colères telluriques.
    Deux poèmes d'André Velter dédiés à René Char et l'ensemble des lettres qu'ils ont échangées complètent ce volume pour en faire le livre-témoin d'une amitié sans faiblesse.

  • Depuis plus de deux siècles le pays landais est en continuelle transformation. L'actuelle introduction du maïs sur les landes que l'on pouvait croire à vocation forestière en est la dernière manifestation.
    Le mode de vie des habitants de l'ancienne lande est restitué par Pierre Toulgouat dans ce livre, qui, remontant bien au-delà du XIXe siècle nous fait comprendre par quels moyens, avec quels animaux, ce peuple de bergers-agriculteurs arrivaient à vivre dans ce pays de sable.
    L'élevage, l'agriculture, la chasse, la pêche, la cueillette, les droits de bris et de naufrage, en véritable ethnologue c'est à une découverte passionnante, à travers le temps et les activités humaines, que Pierre Toulgouat nous entraîne au pays de l'Adour, de l'Océan, de l'alios, des matins glacés où la brume flotte, sur la lande, au ras du sol.

  • Ce livre est fait de la rencontre inattendue d'un poète et d'un cavalier. L'un voué à la parole, l'autre à son art silencieux. Comment deux pratiques si distinctes se sont-elles croisées jusqu'à se reconnaître et se lier? Comment se sont-elles découvertes des affinités si électives qu'il est possible d'évoquer leur évidente « consanguinité d'énergie » ? Comment les poèmes de l'auteur de L'Arbre-Seul sont-ils entrés en résonance avec les spectacles du célèbre centaure d'Aubervilliers ? D'où est né le grand galop de mots du Zingaro suite équestre illustré par Ernest Pignon-Ernest, recueil sans cesse réédité et augmenté au rythme des créations de Bartabas ?
    Il est question de tout cela dans Un verbe à cheval, mais aussi d'engagements artistiques et existentiels toujours sur le qui-vive. Car il n'y a ni faux-semblant ni demi-mesure qui tiennent dès lors que l'on parle cheval à Bartabas et poésie vécue à André Velter. L'essai de Sophie Nauleau témoigne en effet d'une complicité tonique et inventive. Il signale l'irruption dans le champ poétique d'un souffle qui ne manque ni d'allant ni d'allure, qui s'invente de nouveaux horizons sans craindre d'improviser avec de la sciure, de la sueur, de la colère et du coeur.
    Dans le sillage de Bartabas, André Velter impose sa poésie équestre.

  • Gers, Vignes & Gourmandises : tout est là !
    Un territoire, des terroirs, des cépages, une nature bienveillante parfois capricieuse, et des hommes de caractère. Attachés aux traditions, résolument tournés vers l'avenir, leurs vins leur ressemblent.
    Dès l'Antiquité, la vigne est présente partout dans le Gers. Elle est l'un des éléments majeurs qui compose et magnifie le paysage. Les Appellations gersoises plurielles présentent la singulière particularité de proposer une large palette de productions, de l'apéritif au digestif, du Floc de Gascogne à l'Armagnac. Les Appellations des vins de Saint Mont, des Côtes de Gascogne, de Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh traduisent cette riche diversité.
    Chacune est illustrée par un cocktail, un mets, un dessert... concoctés par nos chefs gersois. Ce livre est un itinéraire qui se veut viticole, gourmand et touristique.
    Les auteurs, Bernard Delor et Bernard Dugros, gersois et donc... gascons, compères de toujours, ont le même plaisir du partage et de la convivialité. Ils vous invitent à une balade découverte, un 'Vitinéraire Vagabond' à travers les vignobles, émaillé de haltes gourmandes et de quelques étapes majeures du patrimoine gersois.

  • Comme un fin du monde annoncée, liée à l'érosion côtière ou à l'activité humaine, la montée des eaux semble annonciatrice d'un changement, d'une mutation immuable qui n'épargnera ni nos empreintes, ni notre mémoire collective. L'homme impose sa volonté chimérique : être vivant et maître de la vie des autres.
    Ne sommes-nous pas les engloutis de notre condition et de notre rapport ambigu à notre environnement ?
    Pour partager le cheminement photographique des engloutis, Bernard Brisé a opté pour une série de photographies frontales, modèles présentés dos au mur ; ce dernier portant les stigmates poétiques d'une discrète érosion, mais aussi ceux bouleversant de l'obstacle. Une vision accompagnée par le sentiment migrant d'impossibilité, que ce soit dans le franchissement de la frontière, comme dans celui d'appréhender dans ce temps nécessaire de l'Art, toutes les ruptures, mutations et remises en question qu'il occasionne. Bernard Brisé a choisi de lier cet ouvrage au texte et de proposer à Christophe Massé d'écrire une partition inédite. « Requiem pour les derniers » manifeste en filigrane cette affinité à ces portraits aux regards fixes et froids, à la fois témoins et acteurs, humains figés, comme impuissants. Fantômes dans la houle, entre larmes, ruissellements, simulacres et illusions perdues.

  • On se propose dans cet ouvrage de parcourir le cheminement de la présence noire en s'arrêtant sur les points les plus importants et les plus significatifs de la conversation entamée depuis fort longtemps par les figures légendaires. René Maran, Prix Goncourt en 1921, Félix Eboué devenu gouverneur en Afrique, Marc Kojo Tovalou Houénou de la Ligue Universelle de Défense de la Race Nègre, Lamine Senghor, ancien tirailleur sénégalais et Tiémoku Garan Kouyaté, de la Ligue de Défense de la Race Nègre, tous deux à l'origine de la création de syndicats nègres à Bordeaux, Marseille et Le Havre, Oualimou Béhanzin, petit-fils du roi de Dahomey, Béhanzin, le clown Chocolat, Rafael Padilla, ont séjourné dans la région. C'est ensuite l'appel à l'empire lors du premier conflit mondial, l'entrée dans la résistance en particulier en Lot et Garonne. Dans les décennies 60/70, des familles antillaises se sont constituées et/ou reconstituées ici. Aujourd'hui, des femmes et des jeunes prennent progressivement place dans la société locale.
    Certains s'interrogent sur le décalage existant entre les grands principes - Liberté, Egalité, Fraternité - qui structurent l'universel républicain et la réalité concrète de leur vie de Noir dans la société pourtant officiellement aveugle à la couleur. L'enjeu véritable d'une telle interrogation réside, semble-t-il, dans la quête d'un axe qui ordonne les multiples facettes d'identités fracturées par des trajectoires historiques et personnelles particulières.

  • Nuit très chaude, réveil par beau temps. Travail au moulin. Le meunier démonte sa meule, et la dépique devant nous. Travail intéressant à noter.
    Nous prenons dessins et photos. Toujours très grosse chaleur - il est pénible de prendre en plein soleil les côtes extérieures du moulin.
    Déjeuner à Lencouacq. L'après-midi travail au moulin.
    Vers 5 h, toujours très aimable, et intéressé par la vieille vie landaise qu'il nous conte volontiers, le meunier nous conduit à la Commanderie de Bessan. Nous filons en vélo par des pistes, en pleine forêt, les roues dérapent sur le sable, les ajoncs nous fouettent les jambes. C'est assez pénible et long. Enfin après quelques métairies abandonnées nous arrivons en un lieu désert et dénudé où nous voyons les ruines d'une vieille chapelle : c'est Besseau. Elle est bien démolie la pauvre, il n'en reste que la façade avec sa porte ogivale et quelques pans de mur. Le sol est jonché de débris de pierres (garluche), les ronces poussent maintenant dans la nef, le lierre envahit les murailles. Mr Capdeville nous dit que les pierres ont beaucoup servi comme matériaux de construction pour les métairies des environs.
    Evidemment, dans ce pays, la pierre est si rare que ces vieux monuments deviennent de véritables carrières. A côté de la vieille maison, une étable à estantad tombe aussi en ruines.
    Mr Capdeville se souvient très bien d'avoir connu ces lieux habités alors que, jeune meunier, il livrait sa farine. Maintenant, tout est désert et silencieux. L'on reconnait par-ci par-là de vieilles levées de terre qui entouraient les champs; sous les herbes folles, la molle ondulation des labours transparaît encore, mais, tout est désert et silencieux. Qui pourrait se douter maintenant que ce lieu fut une hostellerie très fréquentée sur le chemin de St Jacques (voir notes de Mme Falcou sur Bessan, - dossier du Musée Documentation Folklorique).
    Nous revenons pendant un certain temps par ce même chemin de St- Jacques, piste de sable qui parmi les pins ressemble aux autres pistes ou plus exactement aux chemins de sable.
    Retour au moulin et camping.

  • Le style photographique de Pierre Toulgouat est toujours précis, sans fioriture inutile, simple : il va à l'essentiel. Il utilise le format 6x6, les rouleaux de pellicule noir et blanc de 12 poses et se sert d'un appareil de marque Reflex - Korelle avec lequel il peut poser sur pied et effectuer de la macrophotographie par l'adjonction de bonnettes. A l'instar des peintres flamands du XVIII' siècle il compose des cadrages où le ciel est prédominant dans une proportion souvent des deux tiers , parfois des trois quarts. Cet apport de ciel où il accroche les nuages par des filtres lui permet d'atteindre une texture très contrastée qui n'appartient qu'à lui, d'autant qu'en vrai artisan du noir et blanc il développait toujours lui-même ses clichés dans son laboratoire en choisissant soigneusement ses papiers de tirage jusqu'à l'obtention de l'effet désiré. Son expérience de photographe de mode dans une vie antérieure avait enrichi et affiné sa palette. Il avait appris à mesurer et à tester lumières naturelles et artificielles si bien qu'il mit au point sans posemètre ce merveilleux clair-obscur qui irradie et baigne l'atmosphère de ses clichés et constitue un secret de fabrication qui confine au grand art, tout simplement. Cette marque est sensible jusque dans ses clichés d'inventaires d'objets, de meubles, d'outils et plus tard dans ses photographies d'arbres, de forêts et de végétation puisqu'elle donne à toucher au plus près le grain de matière et la qualité du matériau, voire l'essence forestière en sorte qu'il est relativement aisé d'identifier parmi d'autres un cliché signé Pierre Toulgouat.

  • Dès 1938, Pierre Toulgouat a systématiquement recherché, dans le département des Landes les grands types de maisons rurales, afin de les remonter dans le parc arboré du musée Forestier d'Hossegor.
    La guerre a sérieusement compliqué cette recherche mais la GrandeLande, le Marensin, et les Petites-Landes de Roquefort ont fait l'objet de prospections systématiques. Une recherche spécifique a permis de révéler un type d'habitat particulier, la bergerie courbe. La maison de l'ancienne lande rassemble donc toutes les connaissances acquises sur le terrain aussi bien pour les constructions principales que pour les bâtiments annexes.
    Mais pour dépasser la simple observation, Pierre Toulgouat propose une réflexion sur l'origine de la maison à auvent et sa répartition. Il montre ainsi, dans une perspective territoriale plus vaste, les points de convergence avec la maison sous pignon de type basque. À la fin de cet ouvrage, un extrait de la monographie du moulin de Lestrac - commune de Lencouacq -, permet de découvrir un travail inédit de Pierre Toulgouat.

  • Laboratoire furieux du hasard et de la mémoire, du plaisir et de la lutte, de la trouvaille et de l'obsession, télescopages de cris et d'éveils, de naissances et de meurtres, agression puis conquête de l'espace, combats d'arrière-garde de l'au-delà, sténographie de l'invisible ou parcours de l'imaginaire, la peinture de Michaux ne cesse de se développer, de s'enrichir, d'accroître ses forces, de s'affirmer, d'intensifier ses rythmes.
    J.-D. Rey.

  • Jean Hélion (1904-1987) est l'un des artistes majeurs du XXe siècle et appartient comme Giacometti à la génération qui suit Picasso, Matisse ou Léger, génération venue après le cubisme et en même temps que l'abstraction.
    De celle-ci, Hélion fut dans les années trente une figure dominante, aux côtés de Mondrian. A la veille de la Guerre, hanté par le besoin de dialogue, il réintègre la figuration sans nier l'apport de l'abstraction et son évolution à contre-courant représente un moment essentiel de l'art du XXe siècle. Des Mannequins aux journaliers, des Lecteurs aux Gisants et jusqu'aux Farandoles de Mai qui font de lui l'un des rares peintres à s'être fait l'écho de Mai 68, il réinvente une peinture de l'immédiat et du quotidien dont on trouve l'équivalent dans les textes de Ponge ou les romans de Queneau, ses amis.
    Ce parcours exemplaire il en a retracé avec intelligence et vivacité les différentes étapes dans un long entretien aussi lucide que passionné accordé en 1970, et resté inédit, à Jean-Dominique Rey. Une trentaine de reproductions en couleurs, provenant de collections privées donnent à voir les différentes périodes de cette oeuvre majeure.

  • Dans ce livre vous allez découvrir des images en relief et en couleur.
    La stéréoscopie permet de reconstituer l'effet de notre vision binoculaire. Vous allez rentrer pleinement dans les images et pouvoir cheminer en profondeur dans les moindres détails. Vous allez apprécier la succession des plans et des volumes. Le regard peut fouiller et balayer l'espace qui est rendu en trois dimensions. La magie du relief sur les images de Bruno Lasnier nous permet de retrouver tout ce qui se passe dans l'arène de Vic Fezensac avec le même sentiment que si nous y étions réellement présents.

  • Pendant des années, j'ai abondamment saturé les oreilles de mes amis et de mes proches de comptes-rendus exaltés vantant tel ou tel livre de tel ou tel auteur.
    L'occasion de mettre par écrit de pareilles improvisations n'est venue que plus tard, mais le pli était pris: trop porté aux exercices d'enthousiasme je ne pouvais que récuser le statut de critique littéraire.
    Celui de chroniqueur me convient sans doute mieux, parce qu'il est de tradition qu'il concilie parole et écriture, et que mes articles, études brèves, préfaces, portraits ou récits de rencontres semblent précisément préserver un peu de l'allant de la voix dans le sillage d'encre des mots.
    Il y va de la passion d'évoquer, selon moi, les oeuvres que l'on aime.
    Alors des auteurs inspirés par le mythe de Faust aux poètes du Chat Noir, d'Omar Khayam, Rimbaud, Pessoa, Saint John Perse, Prévert, Holan, Char, Camus, Szentkuthy, Jabès, Luca, Majrouh à Lokenath Bhattacharya ou Adonis; alors oui, Écrire au long cours... A. V

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