Atelier Des Brisants

  • Ce livre est fait de la rencontre inattendue d'un poète et d'un cavalier. L'un voué à la parole, l'autre à son art silencieux. Comment deux pratiques si distinctes se sont-elles croisées jusqu'à se reconnaître et se lier? Comment se sont-elles découvertes des affinités si électives qu'il est possible d'évoquer leur évidente « consanguinité d'énergie » ? Comment les poèmes de l'auteur de L'Arbre-Seul sont-ils entrés en résonance avec les spectacles du célèbre centaure d'Aubervilliers ? D'où est né le grand galop de mots du Zingaro suite équestre illustré par Ernest Pignon-Ernest, recueil sans cesse réédité et augmenté au rythme des créations de Bartabas ?
    Il est question de tout cela dans Un verbe à cheval, mais aussi d'engagements artistiques et existentiels toujours sur le qui-vive. Car il n'y a ni faux-semblant ni demi-mesure qui tiennent dès lors que l'on parle cheval à Bartabas et poésie vécue à André Velter. L'essai de Sophie Nauleau témoigne en effet d'une complicité tonique et inventive. Il signale l'irruption dans le champ poétique d'un souffle qui ne manque ni d'allant ni d'allure, qui s'invente de nouveaux horizons sans craindre d'improviser avec de la sciure, de la sueur, de la colère et du coeur.
    Dans le sillage de Bartabas, André Velter impose sa poésie équestre.

  • Ce livre rassemble une suite de récits consacrés à quelques grandes figures de hors-la loi, principalement ceux que l'on nomme " bandits populaires " parce qu'ils ont choisi d'être des sortes de justiciers.
    Car la loi se soucie rarement de justice, elle est d'abord, de tout temps et en tous lieux, l'instrument des puissants qui entendent réglementer l'oppression et préserver leurs privilèges. Alors se lèvent les poètes brigands des Balkans, ceux d'Italie, Lampiao dans le nord-est du Brésil, Pancho Villa, Emiliano Zapata au Mexique, Bonnie Parker et Clyde Barrow en Amérique ; le cas de Van Meegeren, l'homme des faux Vermeer, étant d'une autre nature mais tout aussi révélateur des hypocrisies et des mensonges qui régissent le monde.
    André Velter conjugue ici l'art de l'historien à celui du conteur : il restitue des histoires vraies qui finissent toujours mal. Dans sa préface, il revient sur les conditions qui l'ont poussé à se passionner pour ces destins hors-normes. Attendons Zapata d'urgence propose plusieurs varations sur les thèmes de l'ordre, du jeu social, et des leurres mortels qui tentent de piéger les rebelles irréductibles.

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