Rocher

  • « Il avait trop souvent répété qu'il voulait devenir un centaure. Le ciel l'a pris au mot. » Agnès Sachsé Bernard Sachsé a une passion: il aime les chevaux depuis qu'il est gamin. Il a la chance d'en faire son métier et devient cavalier cascadeur. Il enchaîne films et spectacles jusqu'à l'âge de 30 ans, jusqu'à ce qu'une cascade malheureuse le cloue dans un fauteuil roulant. Fini les chevaux et l'équitation ? Ce serait mal le connaître. Il décide - juste - de tout reprendre à zéro.

  • «Viens ! A cheval !» C'est à une chevauchée lyrique et sensuelle que Rudolf G. Binding (1867-1938) nous convie dans ce Traité d'équitation qui n'en est pas vraiment un. Lettre d'amour à une femme chérie en secret ou beau poème en prose, ce texte chante les joies des galops vers l'horizon ouvert, la beauté de la lumière qui s'accroche à une crinière, et les délices de cette liberté à laquelle la passion pour les chevaux nous initie.
    Mêlant préceptes équestres, leçons amoureuses et envolées fulgurantes, il dit l'ivresse du mouvement et de la vitesse, et professe une équitation sentimentale toute en légèreté, où le jeu délicat entre le corps de la cavalière et celui du cheval ressemblerait à une danse.
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  • Il y a beaucoup de chevaux célèbres.
    Mais leur notoriété est fugitive. Peu nombreux sont ceux dont le souvenir reste vivace après leur retraite - encore moins au-delà de la mort. Cela arrive pourtant parfois... Ce ne sont pas toujours des cracks exceptionnels, mais ce sont toujours des chevaux extraordinaires. Des chevaux qui, à cause de leur personnalité, de leur charme, des aléas de leur carrière, ont acquis le statut de gloire nationale et symbolisé leur époque.
    Journaliste au service des sports de l'Agence France-Presse, Astolfo Cagnacci est depuis plus de vingt ans un observateur attentif du monde hippique, mais aussi des sociétés dans lesquelles surgissent, de façon imprévisible, des chevaux prodigieux. Il raconte ici l'irrésistible ascension de six d'entre eux : six galopeurs issus des élevages d'Europe, d'Amérique ou d'Australie, six pur-sang devenus bien mieux que des champions : de véritables héros.

  • Venir au monde à la fin du XIXe siècle avec la peau noire, en pleine ségrégation, dans une famille pauvre du Kentucky, et se transformer en une vedette internationale du turf, riche et admirée, de nombreuses fois " cravache d'or ", c'est le tour de force accompli par James Winkfield, le père de Nelly Davies. Née d'un amour hors mariage, alors que vient d'éclater la Seconde Guerre mondiale, Nelly grandit au royaume des galopeurs, qui s'étend à l'époque entre la Seine et la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Dès son plus jeune âge, elle éprouve des sentiments très forts pour ce père, cet étranger, que son coeur réclame à grands cris mais dont elle ne fera la connaissance qu'à l'âge de treize ans. Une rencontre qu'elle espérait tout autre... Ils auront d'abord du mal à se comprendre et à dialoguer. Mais peu à peu, une osmose se crée entre Nelly et ce père à la fois célèbre et inconnu qu'elle admire tant et qui, au fil du temps, lève le voile sur ses sentiments. La fille de la star, dans le style de la sincérité qui n'a qu'un seul langage, celui du coeur, décrit ce que nous ignorons lorsque nous admirons les fabuleux destins : les " dégâts collatéraux ". Ce que les vies extraordinaires laissent autour d'elles d'attentes, de regards mendiés, de baisers gardés, d'espoirs déçus, sans que jamais, pourtant, le lien se dénoue. Un chant d'amour qui ne finit jamais.

  • Serko

    Jean-Louis Gouraud

    Pour empêcher un massacre de chevaux, quelque part au fin fond de la Sibérie, un cosaque décide de faire appel au tsar lui-même.
    En novembre 1889, il quitte son village, traverse tout l'empire russe, et parvient à Saint-Pétersbourg en mars 1890: près de 9 000 km en moins de 200 jours, sans changer de monture I Le véritable héros de ce prodigieux exploit, c'est un cheval. II s'appelle Serko. Du roman que Jean-Louis Gouraud a tiré de cette histoire vraie, Joël Farges a fait un film. Un livre collector avec de nombreux bonus - making-of du film que Joël Farges a tiré de Serko : l'histoire de l'histoire, le casting des chevaux (comment on choisit les chevaux comédiens, combien de chevaux pour un seul rôle, etc.) - deux ciné-romans du même auteur : Riboy, qui a inspiré à Bartabas son film Chamane : l'étrange pérégrination d'un violoniste et de son extraordinaire petit cheval bigarré.
    Ganesh, où l'on découvre que le facétieux petit dieu hindou à tête d'éléphant peut réincarner un homme en cheval ou un cheval en homme.

  • On trouve en Amérique des hommes qui, paraît-il, murmurent à l'oreille des chevaux. En Russie, c'est l'inverse : ce sont les chevaux qui murmurent à l'oreille des hommes... Les plus grands écrivains russes ont rapporté les confidences de ces chevaux bavards, qui ont pour noms Kholstomier, Émeraude, Libussa. Réunies pour la première fois, les nouvelles de Carl Sternheim, d'Alexandre Kouprine (inédite en France) et de Léon Tolstoï (accompagnée de photos rarissimes) nous en disent long sur les pensées secrètes des quadrupèdes - et davantage encore sur celles des bipèdes. Faire parler les chevaux : ce vieux rêve d'écrivain a fini par constituer un genre à part entière, ce que, dans son introduction, Jean-Louis Gouraud appelle la littérature hippophone - et dont les trois textes rassemblés ici sont les chefs d'oeuvre.

  • Le récit des pérégrinations d'un jeune Syrien qui, entre 1982 et 1986, après avoir longé la rive nord de la Méditerranée, ralliant Damas à Paris via la Turquie, la Grèce et l'Italie, puis traversé les Etats-Unis d'ouest en est, a regagné son pays natal par l'Afrique du Nord, la Mecque, le Golfe arabo-persique et enfin la Jordanie ! Ce voyage extraordinaire n'était pas une simple promenade, ni un pèlerinage, mais plutôt une croisade à l'envers : une tentative de rapprocher l'Orient et l'Occident. Au moment où tant de fanatismes s'acharnent creuser entre les deux civilisations un fossé infranchissable, d'installer l'incompréhension, voire la haine entre les deux mondes - l'oriental et l'occidental-, il nous a paru salutaire de rééditer ce récit de voyage, de saisir cette main tendue, faire en sorte que le long périple équestre du jeune Syrien n'ait pas été une vaine entreprise, un exploit inutile. Le fait que ce tour du monde de l'espoir ait été réalisé à cheval n'est pas indifférent : le cheval, depuis toujours, a servi de médiateur, de passerelle entre l'Est et l'Ouest et les plus belles réussites de l'élevage équin sont nées du mariage des chevaux d'Orient et des chevaux d'Occident !

  • Le chevalier d'Orgeix fait preuve, à 80 comme à 20 ans, d'une énergie souveraine et d'une capacité de réflexion incessante. Et le texte de ce livre en est comme magnifié. Il fut acteur de théâtre, cavalier olympique, explorateur fou d'Afrique, champion de voltige aérienne, auteur, à 70 ans, d'un raid en bateau pneumatique qui le conduisit de Marseille à Calcutta... Jean d'Orgeix est aussi écrivain. Une quinzaine de livres relatent ses aventures. Cette fois, il revient sur deux périodes mal connues de sa vie équestre : l'ère de ses victoires, dans les années cinquante, et celle de son mandat d'entraîneur de l'équipe de France de saut d'obstacle, vingt ans plus tard. Pour nous, il se souvient de ses quelque cent coupes gagnées en sept ans dans les plus grandes compétitions mondiales, à une époque où le jumping se cherchait encore. Il raconte, pour la première fois, les quatre années pendant lesquelles il entraîna l'équipe de France de saut d'obstacle qui remporta la médaille d'or aux jeux Olympiques de Montréal en 1976. Il analyse l'évolution des compétitions depuis l'époque où elles s'appelaient Concours hippiques jusqu'au saut d'obstacle d'aujourd'hui. Pour la première fois aussi, il dévoile son grand échec, sa défaite dans le domaine équestre, dont il avoue avoir beaucoup souffert... Et sans doute est-ce nous qui en subissons aujourd'hui les conséquences.

  • En cavale

    Collectif

    Pour cette sixième livraison, la revue cheval-chevaux part en voyage.
    Sa rédaction en chef a été confiée à un des plus célèbres écrivains-voyageurs de la nouvelle génération : Sylvain Tesson, qui a conçu ce numéro au fond d'une cabane isolée dans la taïga, au bord du lac Baïkal, où il vient de passer six mois en solitaire.
    A son retour, il a confié à Gallimard le journal de son ermitage (qui sera publié en septembre) et remis à Jean-Louis Gouraud l'ensemble des collaborations qui constituent ce sixième numéro de la revue cheval-chevaux.

    On y trouve les signatures de cavaliers voyageurs célèbres : Nicolas Ducret, Clara Arnaud, Sibylle d'Orgeval, Priscilla Telmon et beaucoup d'autres, parmi lesquels on ne sera pas surpris de trouver le poète André Velter.

  • Une jeune femme et un homme d'âge mûr, sans vraiment savoir pourquoi, choisissent de lier leur sort à celui de quelques centaines de pur-sang arabes d'un grand haras polonais, ballottés, pendant toute la seconde guerre mondiale, entre l'est et l'ouest.
    Avec eux, ils fuient d'abord les Allemands, puis les Soviétiques, jusqu'à se retrouver au coeur d'une Allemagne en pleine débâcle, sous le grand bombardement de Dresde ou dans des wagons réquisitionnés par Himmler, le chef des SS. Pour l'un et l'autre, il s'agit d'un second exode, après celui qu'ils ont subi vingt ans plus tôt, au lendemain de la révolution russe. Comme les hommes, les chevaux sont frappés par la guerre, mais différemment.
    Ils la traversent avec un mélange de courage opiniâtre, de souffrance mais aussi d'indifférence souveraine. Quant aux héros du roman, ils se demandent si ce qu'ils font a un sens. Pourquoi, au milieu d'un monde qui s'écroule, privilégier l'accessoire, trouver une sorte de refuge auprès d'animaux étrangers à la folie de l'histoire ? Si les deux héros principaux sont imaginaires, la plupart des autres personnages du livre ont réellement existé, et l'histoire de cet invraisemblable exode est strictement conforme à la réalité historique.

  • " Enfant, j'étais si affecté moralement par mon handicap que j'ai souvent envisagé de faire une grave bêtise.
    C'est un cheval qui m'a sauvé et, en retour, j'ai consacré ma vie aux chevaux. En acceptant de raconter ici mon itinéraire personnel, j'ai voulu montrer qu'étant né avec un handicap on peut malgré tout réussir sa vie et que ce handicap peut même se révéler bénéfique quand, par compensation, il oblige à développer d'autres talents. " " Au cours de ma vie déjà longue, le destin m'a fait connaître un certain nombre de gens extraordinaires.
    J'ose l'affirmer : en l'occurrence, Yves Bienaimé emporte la palme. Son acharnement, ses échecs suivis d'autant de succès ; sa découverte à Chantilly d'un club équestre ignoré ; la conviction qu'il pouvait, lui, lui seul, y faire naître un musée du cheval ; la vente de sa maison familiale pour s'en donner les moyens ; la réussite qui a suivi, sans un sou de subvention ; la naissance de la plus charmante famille hippique de l'histoire : tout cela laisse abasourdi.
    " Alain Decaux, de l'Académie française.

  • Un ensemble d'articles, d'essais et de nouvelles sur le thème des pur-sang et des différentes races de chevaux.
    Une revue littéraire et historique fondée sur l'amour des chevaux. Avec de nombreux contributeurs. Rédacteur en chef, Axel Kahn.

  • Cheval de coeur

    Adeline Wirth

    Fils unique, rêveur et solitaire, Jean Larcourt n'a qu'une passion : les chevaux - avec lesquels il a d'ailleurs de troublantes affinités.
    Malgré les réticences de sa mère, il entre au cercle hippique Saint-Georges, où il rencontre Olaf, un personnage à la fois énigmatique et attachant, qui va l'initier. Grâce à lui, Jean découvre un univers dans lequel il s'épanouit, prenant petit à petit conscience de son exceptionnelle relation aux chevaux, faite d'intuition et de tact. Cette rencontre bouleversera profondément la vie de tous les protagonistes.

  • Quand une femme dévoile son désir de chevaux, que peut faire son mari, la première surprise passée ? Monter à cheval, comme tout le monde.
    Au moins pour ne pas rester seul. Mais quels rapports établir avec une créature que l'institution scientifique déclare n'avoir qu'un Q.I. à un chiffre mais qui, dans la compétition pour le pouvoir sur le cavalier, manifeste une redoutable efficacité ? Au point d'accaparer radicalement les bons sentiments de l'épouse et de mettre en péril la survie du couple ? Dans ce récit plein de charme et de drôlerie qui met en scène un ménage commencé à deux et poursuivi à trois et davantage, l'auteur raconte sur un ton inimitable, plaisant et (faussement) naïf, sa découverte stupéfiante (et stupéfaite) du monde équin, et sa rencontre inoubliable avec Dalton, un cheval cabotin, trop intelligent pour être honnête.
    Le roman de Bernard Mahoux aura au moins le mérite de rétablir la vérité : c'est l'homme qui est la plus belle conquête du cheval.

  • C'est un des meilleurs écrivains américains de la " grande époque ", un des pionniers de cette littérature qu'on a appelée " moderniste ".
    Hemingway, à ses débuts l'a imité (voire plagié). Faulkner l'a admiré, au point de le désigner comme " un géant parmi les pygmées ". Sherwood Anderson (1876-1941), pourtant, est aujourd'hui, sinon vraiment inconnu, du moins un peu oublié. Et son oeuvre, si elle a été largement traduite en français dans les années 1920-1930, puis dans les années 1960-1970, est de nos jours quasiment introuvable en librairie.
    Cette raison suffirait à elle seule à justifier la présente édition. Mais il en est une autre : Sherwood Anderson aimait les chevaux ! Il les a compris mieux que quiconque, et a su en parler avec une justesse, une sensibilité, une émotion inégalées dans la littérature contemporaine. Quatre de ses nouvelles ont pour contexte le monde des galopeurs. Quatre nouvelles dans lesquelles Anderson (qui rêvait " d'écrire aussi bien que courent les pur-sang ") déploie tout son art de la narration, et tout son génie à exprimer les ambiguïtés et incertitudes amoureuses de l'adolescence.
    Dans ces quatre histoires, ancrées dans l'Amérique rurale (le Middle West) à une époque déjà lointaine (" l'âge du cheval "), Sherwood Anderson met en scène des personnages à peine sortis de l'enfance, et leur prête un langage - une sorte d'oralité réinventée - qui contribue beaucoup au charme (et à l'originalité) du style andersonnien. Rédigées entre 1919 et 1923 (et publiées ici dans l'ordre chronologique), ces quatre nouvelles sont quatre petits chefs-d'oeuvre, qui permettront une véritable redécouverte d'un des plus grands écrivains américains du XXe siècle.
    Plusieurs annexes, dont une bio-bibliographie de Sherwood Anderson, complètent ce recueil, présenté par Claire Bruyère, éminente spécialiste de la littérature américaine (Paris vil, Denis-Diderot), qui a consacré à Anderson sa thèse de doctorat et deux ouvrages.

  • Le cheval aveugle

    Kay Boyle

    Le père de Nan est, plus ou moins, " un raté": incapable d'engagement, oisif, un peu rêveur, il dilapide tranquillement la fortune de sa femme. En achetant, par exemple, des chevaux qui se révèlent n'être que des toquards. Et pire encore parfois: l'un d'eux est aveugle. Non seulement inutilisable, mais dangereux. Nan s'entiche de cet animal à problème, et décide d'en faire un bon cheval de dressage, et même un bon cheval d'obstacle ! Profitant d'une brève absence de Nan, sa mère, suivant les recommandations des vétérinaires, s'apprête à faire euthanasier ce hunter "fou ". C'est alors que le père de la fillette, sortant soudain de sa torpeur, prend une surprenante décision.

  • "J'ai voulu dans ce livre raconter quelques-uns de MES GALOPS.
    « Jean-Louis Gouraud, le plus galopin des galopeurs. » Jérôme Garcin « Jean-Louis Gouraud, chevaucheur de rêves, rueur de feu, qui saute les méridiens comme de banals oxers et enchante la littérature de ses escapades poético-équestres. » Bernard du Boucheron « Le cheval est un dieu, l'équitation une religion et Jean-Louis Gouraud en est le pape. » Sylvie Brunel « Jean-Louis Gouraud est un galopin qui met son hyperactivité, son érudition et ses réseaux au service d'une noble cause : la défense du cheval. » Sylvain Tesson « Jean-Louis Gouraud mériterait d'être à son tour inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. » Bruno de Cessole « Dieu créa le cheval, puis, pour s'en occuper, il créa Gouraud. » Gilbert Comte Mais comment, après de tels éloges, ne pas être un peu MÉGALO ?
    "

  • Grand voyageur, l'écrivain Jean-Louis Gouraud (Le Pérégrin émerveillé, prix Renaudot / Poche 2013 ; dernier livre paru : Mes galops) a glané au cours de ses cavalcades sur tous les continents des dizaines, des centaines - en tout cas un bon millier ! - de proverbes, maximes, sentences, dictons et autres aphorismes relatifs au cheval.
    Fabuleuse accumulation de formules pittoresques, cet inventaire met en évidence le fait que le cheval n'est pas qu'une monture, un compagnon de travail ou de loisirs, mais aussi l'inspirateur d'une philosophie issue de l'expérience cavalière.
    Souvent pleines d'humour, spécialement lorsqu'il s'agit de comparer le cheval à l'âne ou - plus contestable - à la femme ( !), ces mille petites phrases ciselées au cours des siècles, définissant le bon (et le mauvais) cheval, constituent parfois d'utiles conseils aux cavaliers d'aujourd'hui en matière de soins, d'alimentation ou de dressage... et aux non-cavaliers sur la façon de mener leur vie.
    Réunis ici pour la première fois, ces proverbes provenant de toutes les régions, toutes les civilisations du monde montrent aussi l'universalité de ce qu'il est convenu d'appeler la sagesse populaire.

  • Il peut paraître surprenant qu'un homme, dont la vie fut aussi passionnante et riche d'aventures extraordinaires que celles d'un héros de roman ou de film, un homme qui, [...] descendant des rois d'Ecosse, fut gaucho, marin, éleveur de chevaux, conducteur de bétail du Texas au sud de la pampa argentine, maître d'escrime au Mexique, membre de la Chambre des Communes, chercheur d'or en Espagne, prisonnier d'un caïd de l'Atlas [...], demeurant dans toutes ses activités un grand seigneur, et qui, politicien, explorateur, écrivain, eut l'amitié et l'admiration des plus illustres personnalités de la politique, des arts et des lettres en Europe et dans les deux Amériques, oui, il peut paraître surprenant qu'un tel homme soit [...] totalement ignoré du public français. Ainsi s'exprimait en 1956 la célèbre aventurière Odette du Puigaudeau. Un demi siècle plus tard, voici l'anomalie réparée. L'extraordinaire personnage qu'elle évoque n'est autre que ce Don Roberto, dont la vie est racontée ici par un autre grand aventurier, Aimé-Félix Tschiffely qui, dix ans avant d'avoir écrit cette biographie, avait réalisé lui-même un exploit extraordinaire : la traversée des Amériques à cheval.

  • Une quarantaine d'écrivains, rassemblés par Jean-Louis Gouraud, racontent ici de belles histoires d'amour. Des histoires vraies (ou presque), auxquelles les chevaux sont intimement mêlés. Des histoires véridiques (ou imaginaires), dans lesquelles le cheval a joué le rôle d'intercesseur amoureux. Quarante manières, quarante styles, quarante façons d'aboutir à la même conclusion : là où il y a des chevaux, il y a de l'amour.

  • Pour Jean-Louis Gouraud la passion du cheval n'espas un amour platonique. Auteur d'innombrables articles, romans, scénarios, spectacles et anthologies à la gloire des chevaux, il a fait aussi ses preuves en selle (Paris-Moscou en 75 jours), suscité la création de l'Organisation Mondiale du Cheval Barbe, contribué à faire connaître, en France, la race Akhal-Teke, entrepris la restauration du cimetière équin de Tsarskoïe Selo (Russie)... Il milite aujourd'hui pour la création d'une Maison du Cheval à Paris, pour l'édification d'un Monument aux Chevaux Morts, et deux ou trois autres causes dont on trouvera trace dans ce recueil de textes souvent insolites et toujours insolents, souvent inédits et toujours inattendus, souvent drôles et toujours tendres. Pour Jean-Louis Gouraud, l'amour du cheval n'est pas un plaisir solitaire. C'est un bonheur qu'il partage, avec ses montures, bien sur, mais aussi avec quelques piétons célèbres ou inconnus : des peintres, des musiciens, des poètes. Les uns très recommandables, comme Victor Hugo ou Max Jacob, d'autres beaucoup moins comme Céline, auquel il a pourtant emprunté le titre de cet ouvrage. D'autres enfin carrément infréquentables.... En mêlant leurs oeuvres aux siennes, il a composé le présent ouvrage. Avec ces artistes, ces écrivains, il a constitué une écurie merveilleuse, une sorte de caverne d'Ali Dada, dans laquelle chacun pourra trouver son bonheur

  • Au début de son règne, Napoléon reçoit du sultan Selim III un somptueux cadeau : un bel étalon gris appelé Le Vizir. Au moment de s'en séparer, le souverain ottoman s'adresse au pur-sang : Va, mon cher Vizir. Va pour Mahomet, va pour ton sultan, va et deviens le plus illustre cheval de Napoléon. Le plus extraordinaire est qu'il le devint, en effet. Non seulement le plus illustre, mais le plus fidèle, accompagnant l'Empereur déchu jusque dans son exil à l'île d'Elbe. C'est cet extraordinaire compagnonnage que raconte ici, de façon certes romancée mais toujours scrupuleusement exacte, l'écrivain et cavalier Philippe Thomas-Derevoge. Tout en immortalisant le souvenir du Vizir, il répare une injustice : pour la première fois, la vie de ces héros anonymes que furent les mille cinq cents chevaux réservés à l'Empereur, de ces milliers d'autres qui composèrent la cavalerie impériale, de ces hommes et de ces femmes qui les entouraient de leurs soins, de leur science et de leur affection, sont restitués dans toute leur touchante réalité.

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