Presses Universitaire De Saint Etienne

  • La laïcité est aujourd'hui presque unanimement admise et appréciée en France et pourtant, elle reste une « passion française ». En son nom, on manifeste, on s'invective, on se dispute ; on soutient parfois des positions opposées. C'est par exemple au nom de la laïcité que le port des signes religieux a été interdit en 2004 dans l'enseignement public.
    Mais c'est aussi au nom de la laïcité que cette interdiction a été critiquée. Comment est-il possible qu'une même référence puisse conduire à des attitudes diamétralement opposées ? En bref, la laïcité n'est pas une idée claire. Il vaut donc la peine de s'efforcer de la clarifier. C'est le but de cet ouvrage.

  • Vingt ans après une collection similaire d'annales, ce volume présente la totalité des sujets proposés à la sagacité des candi- dats entre 2000 à 2019 aux écrits des concours des Agrégations externes de Lettres classiques et de Grammaire. Les épreuves écrites de l'Agrégation de Lettres classiques sont la dissertation française, le thème latin, le thème grec, la version grecque et la version latine ; celles de l'Agrégation de Grammaire comprennent une composition française, un thème latin, un thème grec, deux compositions de grammaire à option et une version latine. Cet ensemble offre un large éventail de sujets, parfois introuvables ailleurs, avec lesquels s'entraîner en vue de la préparation aux concours : il permet ainsi d'identifier le niveau et les attentes de ces concours d'excellence. Les étudiants comme leurs professeurs pourront ainsi en faire leur miel.

  • Cet ouvrage collectif explore des pratiques pédagogiques actives qui ont bénéficié de l'existence d'un lieu dédié à l'expérimentation constructive : les Grands Ateliers situés à Villefontaine, entre Lyon et Grenoble. Il ouvre des pistes de réflexion sur la question de l'enseignement de l'architecture par le faire, et de la recherche par le projet et l'expérimentation. Les Grands Ateliers sont un lieu mutualisé, exemplaire et unique, au service de plusieurs établissements d'enseignement supérieur, principalement des écoles d'architecture, mais aussi d'ingénierie, d'art et de design, où se produit une alchimie fertile à travers la découverte et la manipulation des matériaux, les expérimentations à échelle 1 et le croisement des disciplines, la confrontation des savoirs autour de projets communs et concrets.
    Les Grands Ateliers facilitent les pédagogies alliant théorie, pratique et recherche, décloisonnement des disciplines et apprentissage expérientiel où les étudiants sont plongés dans la « réalité constructive ». Ces pédagogies sont ouvertes à la recherche et au développement en architecture associée à une préparation au travail collaboratif indispensable pour relever les défis contemporains. Les Grands Ateliers rendent possible des synergies avec le monde professionnel, que ce soit avec les industriels des matériaux, les entreprises du bâtiment, ainsi qu'avec les collectivités territoriales, et ainsi favorisent des dynamiques de formation et de recherche en faveur de nouvelles façons de penser et faire l'architecture.

  • De nos jours, le débat sur l'après-croissance économique a connu un nouvel essor, notamment en réaction aux crises financières ; en France, de nouvelles formes d'économie sociale et solidaire (ESS) émergent, et elles questionnent le modèle économique néolibéral. En même temps, le mouvement dit des « villes en transition », initié en Angleterre par Rob Hopkins, a vu la montée en puissance d'initiatives citoyennes engagées. Ces initiatives jettent les bases pour une réflexion collective sur l'après-croissance. Dans ce sens, cet ouvrage veut contribuer à explorer le lien entre ces initiatives citoyennes et le nouveau modèle économique qu'elles dessinent en proposant un terrain d'exploration spécifique, les territoires ruraux.

  • Une étude de la région stéphanoise au XIXe siècle, période à laquelle elle est écartelée entre deux facteurs économiques contradictoires : d'un côté la rubannerie, mise en place dès l'Ancien Régime, métier d'art délicat qui privilégie la qualité ; et de l'autre l'industrie métallurgique en pleine conquête des marchés, associée à la cacophonie des machines et à la crasse du charbon. L'ouvrage expose le climat social et politique de l'époque et retraçant la généalogie des grandes familles d s e l'élite stéphanoise.

  • La France comptait en 2012, date de la dernière grande enquête INSEE, plus de 140 000 personnes sans domicile ; soit alors une hausse de moitié en dix ans. Il est plus que probable que leur nombre ait nettement augmenté depuis.
    Phénomène omniprésent dans les médias et les campagnes électorales, connu dans son histoire jusqu'au xixe siècle, terrain de choix pour les sociologues et anthropologues, on ne sait pourtant quasiment rien de ses évolutions au xxe siècle. D'où cet ouvrage.
    Au prisme d'une association peu connue nationalement mais incontournable dans l'espace lyonnais et qui a conservé de riches archives, Le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri, cette histoire permet de répondre à bien des questions. Qui sont les personnes à la rue en France et comment leurs profils ontils évolué ? Quels changements dans les hébergements, sous l'impact des associations, des pouvoirs publics, des profils hébergés et de la conjoncture ? Faut-il se faire cocon ou sas, lieu d'accueil et/ou de réinsertion ? Comment se conjuguent impulsions nationales et inventivité locale, délégation de service public et indépendance, matrice parfois confessionnelle et neutralité ?
    Destiné à tous ceux qui veulent mieux comprendre les enjeux et évolutions de ce problème social depuis trois quarts de siècle, aux étudiants, aux professionnels du social, aux Lyonnais désireux de savoir ce qui se cache derrière cette oeuvre incontournable, cet ouvrage invite aussi à un nouveau regard sur les sans-abri.

  • La figure symbolique du diable ou de ses avatars s'est construite en fonction de la situation et de l'évolution sociopolitique : sa montée en puissance à l'aube des Temps Modernes s'essouffle peu à peu pour retomber vers la fin du xviiie siècle.
    Instrumentalisé dans un contexte de crise, le diable est convoqué pour conforter la position d'un auteur ou d'un parti.
    Il exprime les thèses de l'ennemi et justifie ainsi le bon droit de le combattre. Dans les controverses politiques et/ ou théologiques, il devient un redoutable contradicteur. Quand il sort du monde réel, le diable trouve place dans le domaine artistique. Le merveilleux qui l'entoure est recyclé dans l'imaginaire théâtral ou musical, où il symbolise le mal et permet de susciter la surprise et l'effroi chez le spectateur.
    La diabolisation de l'Autre révèle l'impossibilité des occidentaux de comprendre une culture ou une pensée qui n'est pas la leur et, paradoxalement, les conforte dans le bien-fondé de leur mission civilisatrice, alors qu'ils se sentent euxmêmes traqués par un diable voyeur qui menace à tout instant de dévoiler leurs travers cachés.
    Aussi le diable, dans ses multiples métamorphoses, apparaît-il comme une production de l'imaginaire collectif.

  • Des architectes et urbanistes chinois oeuvrent depuis une vingtaine d'années à une re- mise en cause des processus de production de l'espace qui se sont imposés en Chine. Ils savent puiser dans leur histoire pour dessiner les lieux de vie, des urbains et des ruraux, du domestique au public, du collectif à l'individuel, du ludique au labeur, du culturel à l'artisanat, du social au commerce. Engagées, leurs réalisations sont nourries des vertus opératoires de la pensée traditionnelle qui exploite les capacités de l'architecture à convoquer l'art, l'usage, et la technique.
    Ainsi, au croisement de l'architecture et de la ville, ces principes réhabilitent parfois des éléments fondamentaux de l'architec- ture chinoise, ou s'en inspirent. Ils forcent ainsi à une relecture d'une culture souvent mal connue, volontairement ou par ignorance, et posent la question de l'héritage.

  • Cet ouvrage réunit les contributions de chercheurs et spécialiste du monde hispanophone présentées lors du 11e congrès du Groupe de Réflexion sur l'Image dans le monde hispanique.
    La variété et la complémentarité des approches permettent de porter un regard très complet sur les liens de fusion, d'instrumentalisation, ou de répulsion entre les arts et les sciences. Les supports et les objets d'étude sont divers : le cinéma, la peinture, la photographie, les manuels scolaires, la bande-dessinée... Les disciplines scientifiques concernées sont elles-mêmes volontairement hétérogènes : mathématiques, psychanalyse, didactique, botanique, géographie, médecine...

  • Ce livre est le résultat de la Journée d'études sur le peintre crétois Le Greco, qui a lieu le 5 décembre 2020 à LA VILLA HISPÁNICA - COGNY - BEAUJOLAIS PIERRES DORÉES - France.
    Ce volume réunit les articles de recherches qui sont présentés par les participants de la journée d'études, qui seront d'une grande utilité pour les candidats au concours du second degré (CAPES) mais aussi à toute personne désireuse d'en apprendre davantage sur le peintre.

  • Variations et changements en langue anglaise ; événements historiques, perspectives humaines et sociales Nouv.

    Cet ouvrage propose une histoire sociolinguistique de la langue anglaise. Un premier chapitre prend la forme d'un préambule initial qui pose le cadre théorique dans lequel s'inscrivent la plupart des études en lien avec la variation et le changement linguistiques. Il permet de donner au lecteur les clés pour mieux comprendre les évolutions qui caractérisent l'anglais tout au long de son histoire et qui sont l'objet des trois chapitres suivants, depuis la préhistoire de cette langue jusqu'à ses formes contemporaines.
    Au cours de ces trois chapitres à teneur historique, l'accent est placé sur les processus sociolinguistiques qui permettent d'expliquer les changements. En d'autres termes, cet ouvrage n'a pas pour but de décrire de façon systématique les évolutions linguistiques de l'anglais, période après période. Il se concentre plutôt sur les évènements historiques et sur les contextes sociaux et culturels qui agissent comme des déclencheurs des changements linguistiques.

  • L'évolution du fonctionnement de notre système social et économique vers la production d'énergie décarbonée constitue aujourd'hui un enjeu d'ampleur planétaire. Il concerne autant les populations urbaines que rurales, imposant ainsi une réflexion globale sur les relations qu'entretiennent nos établissements humains avec les ressources renouvelables du territoire. Cet ouvrage explore les modalités de transition vers un modèle énergétique, dans lequel la recomposition des rapports entre ressource et territoires laisse entrevoir un nouveau rôle pour les espaces ruraux, lieu de nouvelles alliances humaines et économique.
    Sur la base de travaux d'acteurs territoriaux, de concepteurs, d'enseignants et de chercheurs, les enjeux des processus de transition énergétique sont restituées à partir de trois entrées : - "Milieux" met en évidence la spécificité des territoires par leur potentiel de production d'énergie au travers de leurs ressources naturelles et de la réorganisation du cadre de vie - "Echelles" interroge la dimension transcalaire de l'enjeu énergétique dans les modes d'habiter et les manières de concevoir les établissements humains - "Acteurs" identifie les multiples relais institutionnels concourant au déverrouillage des systèmes en place.

  • Une intense activité de croisement de regards, liant analyse territoriale, réflexion architecturale, impact écologique et pédagogie, dévoile l'urgence des approches interdisciplinaires du monde contemporain. Les villes de Medellin (Colombie) et Saint-Étienne (France), situées dans des territoires en forte transformation, illustrent le rapprochement de travaux d'architectes, de sociologues, de philosophes, d'ingénieurs et de designers, qui explorent et analysent, pensent et représentent le territoire, pour y agir et en préserver la vitalité. Par la richesse de l'échange entre chercheurs colombiens et français, le présent ouvrage met en oeuvre une méthode, basée sur la rencontre des savoirs et le croisement des connaissances. Regards croisés propose une confrontation des recherches architecturales, urbaines et paysagères et des expériences de terrain qui s'adresse aux stéphanois et aux paisas comme à celles et ceux qui cherchent à comprendre la complexité des phénomènes architecturaux et territoriaux, à la lumière des enjeux globaux et des actions et expérimentations locales.

  • L'histoire de sophonisbe a donné lieu à un nombre considérable de tragédies, d'opéras et de récits historiques ou romanesques.
    La présente édition réunit pour la première fois trois versions de cette histoire antique qui connut un grand succès entre la fin du xvie siècle et le milieu du xviie siècle. sont données ici la sophonisbe de mairet ( sous la forme d'une tragédie en 1634 ), celle de scudéry ( sous la forme d'une harangue parue en 1642 dans les femmes illustres, ou les harangues héroïques de monsieur de s ) et enfin la tragédie de corneille (1663).
    C'est le lien entre les trois qui devient alors évident ainsi que l'évolution des formes littéraires et du goût. le grand mérite de mairet est d'avoir dégagé l'histoire de sophonisbe de la forme qu'elle a prise chez ses prédécesseurs, notamment montchrestien. les pièces des auteurs tragiques de la renaissance sont plus proches de l'oratorio lamentatif que du théâtre d'action que réclamait l'évolution du goût du public au xviie siècle.
    Mairet et scudéry enregistrent ce changement et c'est ensuite par référence à ces deux oeuvres qu'il faut évaluer la sophonisbe que corneille fait représenter début 1663. tout autant que la pièce de mairet, la harangue de scudéry a servi de modèle négatif à corneille. la pièce de corneille est à la fois construite contre ces deux textes et ce n'est sans doute pas sans une certaine ironie sous-jacente que corneille joue l'un contre l'autre deux de ses plus solides ennemis de la querelle du cid.
    A la fin du volume, on trouvera les commentaires de l'abbé d'aubignac sur cette dernière pièce qui offrent des jugements critiques, pas toujours de bonne foi, mais souvent suggestifs.

  • Mais a-t-on encore soif quand on est " Chaste et Flétrie " ou " Père et Portier " ? Et la traque des traîtres, des félons et des Dalton laisse-t-elle le temps de pique-niquer? Il est des héros qui ne mangent jamais (comment font-ils?) et Margot ne saurait pleurer la bouche pleine.
    On sait pourtant qu'Athos avait le vin triste, et que Porthos a trinqué avec le Roi Soleil, et que l'agent OOX carbure au whisky, et qu'une bonne aventure gauloise ne peut se terminer que par un grand banquet... Un colloque roannais, riche de rencontres et péripéties, a évoqué la place que la littérature populaire fait à l'estomac et recensé ce que cet organe a inspiré, depuis deux siècles, de textes gais ou pathétiques, de lyrisme et de scandales, d'anathèmes et de fleurs de rhétorique.
    Ont été convoqués les feuilletonistes et les poètes, les auteurs de BD et les cinéastes, les romanciers des meilleurs terroirs, les muses de Cabaret et autres Madelon. Pour parvenir à la conclusion que la Gourmandise est le plus savoureux et le plus éloquent des péchés... CIEREC, Travaux 119, Collection " Littérature populaire ".

  • Située aux confins du domaine linguistique du francoprovençal et à proximité de la zone occitane, la ville de Saint-Etienne a vu se développer au fil des siècles une variété linguistique locale, communément appelée "gaga", qui trouve ses origines dans le francoprovençal. Elle a été parlée et écrite à Saint-Etienne jusqu'au début du XXe siècle et est alors souvent qualifiée de "patois". Les traces qui en restent aujourd'hui dans le français local donnent à celui-ci une sonorité particulière.
    Le parler gaga actuel est le résultat de cette histoire et correspond au français régional parlé à Saint-Etienne aujourd'hui. Si l'usage de certaines spécificités lexicales tend à se raréfier, il perdure dans la communication quotidienne quelques expressions et constructions linguistiques très marquées localement et surtout un accent caractéristique de la ville et ses environs. C'est ce parler gaga d'hier et d'aujourd'hui que nous vous invitons à découvrir dans un ouvrage auquel ont contribué chercheurs, passionnés et artistes.
    Ce livre se veut ouvert à tous les publics : personnes intéressées par l'histoire et la culture de Saint-Etienne, scientifiques et amateurs.

  • L'oeuvre d'Alberto Garcia-Alix (1956) est empreinte de mélancolie ; elle parle au passé et montre ce qui n'est plus.
    La conception que l'artiste a de son médium est à mettre en parallèle avec sa façon de vivre au jour le jour parce que sa vie, menacée par la drogue et la maladie, est précaire. En s'intéressant à son entourage et à lui-même, l'artiste montre un mode de vie à la marge, celui des motards ou des héroïnomanes. Son point de vue impliqué ne décrit pas une marginalité mais une autre façon de vivre, une nouvelle norme.
    Alberto Garcia-Alix est aussi un artiste éminemment urbain. Il décrit une ville de plus en plus aliénante et déshumanisée où ce qui était à la marge (l'uniformité caractéristique des banlieues) devient la norme. Il incite ainsi le spectateur à porter un regard différent sur ces deux notions et questionner un cloisonnement qui favorise l'exclusion.

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