Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Cette bande dessinée est composée de sept récits mettant en scène le combat de femmes méconnues, d'origines et d'époques diverses, qui ont bravé les normes sociales de leur temps pour choisir leur destin :
    Katia, volcanologue infatigable ; Jesselyn, avocate très engagée ; Hedy, actrice et inventrice pleine d'imagination ; Frances, miniaturiste du crime, Peggy, amoureuse de l'art moderne... Activiste de bonne famille, astronaute ou artiste, les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés.

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  • Migali T.1 ; bienvenue à l'académie royale ! Nouv.

    Migali est une princesse araignée : elle a donc 6 bras, deux jambes et un certain talent pour les catastrophes. Cette année, elle fait sa rentrée à la prestigieuse Académie Royale. Elle a hâte de commencer le programme, composé aussi bien de stratégie militaire que de cours de danse classique. Grâce à ses dons d'acrobate et son infatigable bonne humeur, Migali ne manquera pas d'impressionner toute sa classe.

  • Elya et sa tribu T.1 ; les oiseaux de terreur Nouv.

    Léo est un petit fauve préhistorique. Il a deux passions : la chasse au mammouth et Elya, sa petite maîtresse. Lorsque la famille d'Elya décide de migrer vers le sud, Léo est un peu inquiet : à quoi va donc ressembler ce nouveau territoire sans neige et sans mammouths ? Les deux amis vont rapidement découvrir qu'ils ne sont pas les bienvenus : une bande d'oiseaux redoutables fait la loi et est bien décidée à les chasser.

  • Cette bande dessinée est composée de huit récits mettant en scène le combat de femmes méconnues, d'origines et d'époques diverses, qui ont bravé les normes sociales de leur temps pour choisir leur destin : Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Nellie, journaliste d'investigation au XIX e siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde ; Temple, interprète des animaux... Musicienne avant-gardiste, utopiste réaliste, rock star ou journaliste, les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés.

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    1 autre édition :

  • Cette bande dessinée est composée de quinze récits mettant en scène le combat de femmes méconnues, d'origines et d'époques diverses, qui ont bravé les normes sociales de leur temps pour choisir leur destin :
    Margaret, devenue actrice hollywoodienne malgré sa laideur ; Agnodice, une gynécologue de l'Antiquité grecque qui se fit passer pour un homme afin d'exercer sa profession ; Lozen, une guerrière et chamane apache...
    Gardienne de phare ou créatrice de trolls, prix Nobel ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.

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  • Troisième volume de l'anthologie que nous consacrons à Nicole Claveloux, Une gamine dans la lune est composé d'une dizaine d'histoires courtes réalisées à la fin des années 70. Ces récits au ton irrévérencieux abordent avec malice des thèmes chers à l'autrice, de la naissance de la sexualité à la place de la femme dans la société.
    Des sujets parfois tabous que Nicole Claveloux se plaît à bousculer et à tortillonner au gré de son imagination sans limite.
    Ce recueil permet également de saisir le regard si particulier que Nicole Claveloux porte sur l'enfance et l'apprentissage du monde. Se qualifiant elle-même de « bébé » ou encore de « clown qui n'aurait pas grandi », on perçoit à travers son oeuvre sa capacité à toujours se placer du côté de l'enfant, sans juger ses inhibitions ou ses maladresses. Une faculté qui fait d'elle aujourd'hui, l'une des plus grande illustratrice de livres pour la jeunesse.
    À travers l'histoire Une gamine toujours dans la lune, qui raconte les rêves de menstruation d'une fillette, J'aime un économiste (avec Élisabeth Salomon au scénario), récit d'une femme harceleuse, ou encore les Crapougneries, véritable ode aux bêtises et aux interdits de l'enfance, Nicole Claveloux nous montre - encore une fois - toute la puissance évocatrice et désarmante de son talent, secouant au passage le féminisme militant des années 70 et la bien-pensance parentale.
    Une oeuvre intemporelle, pleine d'espièglerie et d'onirisme, qu'il est urgent de redécouvrir.

  • Le marais (1965-1966), Les fleurs rouges (1967-1968) et La vis (1968-1972) nous montraient Yoshiharu Tsuge atteindre progressivement la pleine puissance de son art et fonder le watakushi manga (la bande dessinée du moi).
    Après la publication de Neiji Shiki (La vis) en 1968, Tsuge poursuit son exploration de l'autofiction, incluant désormais une part autobiographique et onirique dans son travail.
    Après son passage dans la revue Garo, Tsuge ne cesse de se réinventer et commence à tisser la suite de sa carrière bien que ses publications se fassent de plus en plus rares.
    Plus sombres qu'à ses débuts, les récits qui composent ce quatrième volume marquent ainsi l'apparition de thèmes inédits, caractéristiques de sa nouvelle orientation, et qui reviendront comme des motifs récurrents. Le quotidien en couple, la vacuité des voyages, le désir de changement de carrière ou encore les souvenirs de jeunesse deviennent des sources d'inspiration pour Tsuge, qui extériorise grâce au dessin une forme de mal-être social. Ce besoin de revenir sur les expériences marquantes de sa vie atteint son apogée avec l'histoire L'usine d'électroplastie d'Ôba, où l'auteur revient pour la première fois sur son enfance et plus particulièrement sur son travail dans un atelier d'électroplastie dans la province d'Ôba. Une période décisive sur laquelle il reviendra régulièrement jusqu'à la fin de sa carrière et qui délivre un témoignage précieux sur le mode de vie des oubliés du succès économique.
    Ce nouveau volume inédit de l'anthologie que nous consacrons à Yoshiharu Tsuge, présente ainsi un auteur au sommet de son art, en perpétuelle remise en question des codes de narration de la bande dessinée, de ses thèmes et de son propre passé.

  • Alors qu'il n'est encore qu'un jeune garçon plein d'espoir, Adrian Tomine se fait une promesse : il deviendra un jour un grand auteur de bande dessinée, aussi talentueux que John Romita. Mais voilà, comment transforme-t-on un rêve d'enfant en une longue carrière de dessinateur ?
    Avec beaucoup d'humour et d'autodérision, Adrian Tomine revient sur son parcours, un marathon solitaire semé de déceptions, de gaffes et d'humiliations. De la mauvaise critique à la dédicace foireuse, il livre sans fard les moments les plus embarrassants de sa carrière, explorant au passage sa relation conflictuelle avec la bande dessinée et son industrie.
    Pensé comme un carnet de croquis qui prend la forme d'un journal intime, l'ouvrage se fragmente en plusieurs chapitres chronologiques où chaque page utilise le même découpage. Usant d'un dessin épuré et sans couleur, Adrian Tomine bouscule son propre style en supprimant tout enjolivement pour mieux souligner l'honnêteté autobiographique de son propos. Pourtant, on rit volontiers du malaise et de la gêne qui se dégage de chaque situation Cinq ans après la publication de son dernier livre, Les intrus, Adrian Tomine prouve sa capacité à se réinventer en proposant un ouvrage à la première personne, qui témoigne des difficultés et des désillusions rencontrées par les auteurs de bande dessinée. En exposant ainsi sa propre vulnérabilité, il délivre un portrait sincère et parfois douloureux d'une profession en manque de reconnaissance.

  • Injustement arrêté à Istanbul, Largo est expédié dans la pire prison de Turquie. Au milieu de brutes qui, prisonniers comme gardiens, ne connaissent que le langage de la violence.

    Largo parvient à s'évader, en compagnie de Simon Ovronnaz, un sympathique voleur suisse piégé, comme lui, dans cet enfer. Ils trouvent refuge chez le consul de Grande-Bretagne, dont la ravissante fille, Charity, et une tout aussi jolie copine vont s'occuper, à leur manière, de leur faire oublier leurs malheurs.

    Mais entre-temps, des politiciens turcs ont compris l'erreur qu'ils avaient commise en enfermant l'héritier du Groupe W. Ils décident d'effacer toute trace grâce à la redoutable "Section K". Le massacre va commencer...

  • Quête, enlèvement, bataille et vengeance: un récit d'aventure aux accents légendaires, un western provençal le long de la Durance. Antonio, dit «Bouche d'or», est un homme du fleuve. Mais lorsque Matelot, le vieux bûcheron, vient lui demander de l'aide pour retrouver son fils disparu, il n'hésite pas à emprunter avec lui un chemin plus périlleux qu'il n'y paraît. Les deux hommes se dirigent vers le Haut Pays, territoire du terrible Maudru, chef des bouviers qui règne en maître sur les hommes et les bêtes...

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  • Dédales

    Charles Burns

    Absorbé par l'image déformée que lui renvoie le grille pain en face de lui, Brian Milner s'aperçoit qu'il est en train de dessiner un auto-portait. Dans la pièce derrière lui, à des années lumières de sa propre pensée, ses amis font la fête. L'esprit de Brian a déjà traversé l'espace pour se perdre dans un autre monde où tout est plus vivant, plus étincelant, lorsqu'une ombre se glisse derrière lui. Cette première rencontre avec Laurie marque le début d'une nouvelle histoire dont elle jouera le rôle principal.
    Enchevêtrant subtilement le cinéma et la vraie vie, Dédales est le premier tome d'une série qui construit sa narration autour du rapport entre l'inconscient et sa représentation. Ce thème, qui puise ses sources dans les fondements de la psychanalyse, est ici décliné par Charles Burns à travers d'incroyables séquences où le rêve devient source d'inspiration de la fiction. Pour l'auteur, comme pour Brian, le personnage central de la série, la caméra et le crayon deviennent alors des outils introspectifs qui créent un pont entre l'imagination et la réalité. Burns s'amuse ainsi à nous semer dans différents niveaux de lecture pour mieux renforcer le sentiment d'étrangeté qui se dégage de ses illustrations. Il livre au passage un brillant hommage au cinéma fantastique et à sa capacité d'agir comme un miroir déformant de l'existence. Le premier tome de cette nouvelle série, publié en exclusivité mondiale, prouve une nouvelle fois le génie de Charles Burns à travers son aptitude à s'emparer de sujets toujours plus complexes tout en créant des liens délicats entre les disciplines artistiques, le tout, servi par un dessin époustouflant.

  • Une bonne blague, une superbe gaffe ou une sacrée bêtise? Assurément, elles sont signées le Petit Nicolas. Alors que Papa paye les pots cassés, Maman répète qu'il faut être bien sage, le voisin Monsieur Blédurt en voit de toutes les couleurs, et Alceste... est dans le coup bien sûr!

  • Sauvé de justesse (voir "L'Héritier"), Largo Winczlav devient Largo Winch. Et il découvre qu'il y a peut-être pire enfer que celui des prisons turques : celui de la haute finance. Et des requins qui l'entourent au Conseil d'Administration du Groupe W, dont certains attendent le moindre faux pas de sa part pour commencer la curée.

    L'un d'entre eux, particulièrement. Celui qui l'a fait emprisonner. Qui n'a pas hésité à tuer pour cela. Et dont Largo sait qu'il est prêt à tout pour s'emparer du pouvoir. Prêt à tuer, encore et encore.

  • Simon Frankart, l'auteur-dessinateur du projet Petites Luxures suivi par plus d'un million d'abonnés, a imaginé ce livre-objet. Il y présente 25 scènes à regarder par un petit oeilleton découpé au centre des pages qui dévoile un second plan fripon, à l'image des dessins à l'encre qui ont fait son succès.

  • Une véritable guerre secrète pour le pouvoir se déroule dans les coulisses des grands groupes financiers. Une des techniques d'assaut les plus utilisées est l'Offre publique d'achat : un amateur se propose d'acquérir à un prix déterminé toutes les actions disponibles d'un concurrent pour arriver à le contrôler.

    Le Groupe W, attaqué par la FENICO, un conglomérat d'entreprises dirigé par Gus Fenimore, un sympathique vieux renard de l'acrobatie financière, réplique par une O.P.A. sur sa société.

  • Citéville

    Jérôme Dubois

    Venez découvrir Citéville, charmante agglomération fictive aux milles activités. Grâce à son réseau de transport qui vous dépose directement en vacances ou encore son super-marché Buy More qui vous permet d'acheter des objets inqualifiables à des prix approximatifs, Citéville offre un ensemble d'infrastructures de premier choix. Pour les parents insatisfaits, le Pôle Enfant simplifiera votre quotidien en vous proposant des offres de moutards adaptées à vos besoins. Quant aux seniors, ils couleront des fins de jours heureux à proximité de nombreux distributeurs de billets au sein de la Maison de retrait.
    Depuis plus de cinq ans, Jérôme Dubois construit la Citéville, un espace urbain imaginaire où l'absurde côtoie le quotidien. Autour de neuf lieux emblématiques, qui sont autant de chapitres du livre, se dessine les contours d'une ville austère où les aménagements modernes sont détournés au profit d'un environnement déshumanisé. Cynique et grinçant, Citéville est un ouvrage qui explore avec humour la violence les rapports sociaux et les contradictions de notre société.
    En miroir de Citéville, Jérôme Dubois dessine Citéruine, un univers parallèle où la ville est à l'abandon. Chaque case est minutieusement reproduite, vidée de ses habitants et plongée dans un décor délabré. Il a été confié aux éditions Cornélius de porter le destin de Citéville, tandis que les Éditions Matière accueillent Citéruine. Les deux villes communiquent et se complètent en deux ouvrages distincts dont les lectures simultanées ou différées sont autant de perturbations d'un même espace par le temps et ses affres.

  • Ça sent les vacances à Yopougon, quartier populaire d'Abidjan! La nuit venue, les gazelles vont danser au Secouez-vous, au Ça va chauffer, avant d'embrasser leurs conquêtes à l'hôtel aux mille étoiles. Seule la sage Aya reste chez elle pour étudier.

    À quoi rêvent les jeunes filles de Côte d'Ivoire? Marguerite Abouet se souvient de son enfance et nous raconte une Afrique bien vivante, tendre et décalée.

  • Les fleurs rouges (1967-1968) et La vis (1968-1972) nous montraient Yoshiharu Tsuge atteindre la pleine puis- sance de son art et fonder le watakushi manga (la bande dessinée du moi). Cette troisième parution (chronologi- quement le premier volume de l'anthologie consacrée à Tsuge) propose de retrouver l'auteur alors qu'il vient d'inté- grer la revue Garo. Il n'en est pas à ses débuts - il a déjà presque dix ans de carrière derrière lui - mais il trouve dans l'opportunité que lui offre le magazine la possibilité de franchir une étape et de devenir un auteur à part entière.
    Plus classiques et plus faciles à lire, les nouvelles réunies dans Le marais sont encore marquées par les histoires qu'il dessinait pour les librairies de prêt. On retrouve dans ces premières oeuvres le vocabulaire du gekiga, appli- qué à des récits d'aventures situés à l'époque Edo. Mais le dessin et la narration témoignent encore de l'influence de Shirato Senpei, l'auteur phare de Garo, et de la figure tutélaire d'Osamu Tezuka.
    Pourtant, le ton se démarque du reste du magazine. Ce qui vaut à Tsuge des réactions négatives des lecteurs, qui ne comprennent pas le caractère novateur du Marais et de Tchiko, nouvelles tournant le dos à l'innocence et pré- figurant L'Homme sans talent (Atrabile), le livre avec le- quel Tsuge concluera sa carrière vingt ans plus tard. Déçu par ce manque d'enthousiasme, Tsuge cesse d'écrire pendant un an et devient l'un des assistants de Shigeru Mizuki, auprès duquel son dessin gagnera en maturité.
    Les lecteurs ne redécouvriront les onze joyaux qui composent ce volume que quelques années plus tard, lorsque le talent de Yoshiharu Tsuge les aura définitive- ment irradiés.

  • Chaque jour, Edmond et Emile, deux petits vieux, s'installent au bord de la rivière pour pêcher.
    Le temps s'écoule paisiblement entre les chats, les jeux télévisés et les souvenirs. Mais "ce n'est pas parce qu'on a passé l'âge de la gaudriole épicée qu'il faut faire maigre jusqu'au trou"... Un album drôle et sensible, ode à la liberté et au plaisir. Meilleur Album 2006 selon le magazine Le Point et Grand Prix de la critique bandes dessinées 2007.

  • L'administration fiscale américaine a ferré le plus gros poisson de son histoire : elle exige de Largo Winch, en droits de succession, la jolie somme de 2.382.614.277 dollars et 37 cents. Plus intérêts de retard et éventuelles amendes s'il n'obtempère pas rapidement.

    Pendant ce temps-là, encore, Liza-Lu Mellow, une star sur le retour, a jeté ses filets sur le même poisson, considérant qu'un séduisant beau parti comme Largo valait bien une petite machination bien torride pour le pousser à l'épouser...

    Et comme si ça ne suffisait pas, le piège de l'O.P.A se retourne contre lui. Largo Winch va-t-il perdre toute sa fortune ?

  • Récit onirique d'un corbeau mélancolique et d'une jeune fille rêveuse, La Main verte est paru pour la première fois dans le magazine Métal Hurlant en 1977 avant d'être édité l'année suivante aux Humanoïdes associés. Cette histoire fantasmagorique aux couleurs psychédéliques nous entraîne dans un univers surréaliste où les plantes parlent toute seule et les maîtres d'hôtel font des mots croisés. Comme dans une suite de rêves, le récit est divisé en plusieurs épisodes qui s'entremêlent subtilement. on retrouve dans ces pages l'influence de dessinateurs tels que moebius ou druillet mais aussi celle de l'illustrateur tchécoslovaque Heinz edelmann.
    Le livre est complété par de nombreuses histoires courtes, pour la plupart parues dans le recueil Le Petit Légume qui rêvait d'être une panthère et autres récits et dont certaines étaient restées jusqu'alors inédites.
    Scénarisés et illustrés par Nicole Claveloux, ces récits en noir et blanc au trait fin abondent de détails et de touches d'humour absurde. D'une grande richesse graphique, les dessins de Nicole Claveloux possèdent une force évocatrice intemporelle qui s'imprime immédiatement dans l'imaginaire des adultes comme des enfants.
    De Topor à Gustave Doré en passant par Lewis Caroll, son oeuvre convoque de nombreux croisements tout en possédant une énergie unique qu'il est temps de redécouvrir. Ce premier ouvrage de rééditions consacré à l'oeuvre de Nicole Claveloux en bande dessinée adulte.

  • Les ombres

    ,

    • Phebus
    • 18 Février 2015

    Une salle d'interrogatoire à la lumière crue. Une chaise, un bureau. C'est dans ce décor dépouillé que l'exilé n° 214 voit son destin se sceller. Au terme d'un long périple, tête baissée, dos voûté, il demande l'asile. Poussé à l'aveu, il doit, pour obtenir le précieux sésame, revenir sur son passé et sur les raisons qui l'ont contraint à l'errance.
    Lui et sa soeur n'avaient d'autre choix que de fuir leur terre natale mise à feu et à sang par des cavaliers sanguinaires. Effrayés et sans repères, ils ont traversé les forêts, les déserts, les villes et les mers : une véritable épopée peuplée d'êtres aussi mystérieux qu'effrayants, de l'ogre capitaliste au serpent-passeur, des sirènes trompeuses à ces ombres frémissantes et omniprésentes, comme des voix venues de l'au-delà.
    L'odyssée de deux enfants érigés malgré eux en symboles des minorités opprimées luttant pour leur survie et leur liberté.
    Vincent Zabus et Hippolyte livrent avec Les Ombres une fable contemporaine et sensible, onirique et subtile sur l'exil et la condition des réfugiés. Alliant poésie et gravité, le trait d'Hippolyte suit la courbe des émotions des personnages, mêlant la puissance de l'encre à la douceur de l'aquarelle, couleurs lumineuses et ombres saisissantes.

  • Allez hop !

    William Gropper

    «Maintenant que le "roman graphique" n'est plus un simple euphémisme commercial pour désigner une très longue bande dessinée, j'ai fini par accepter l'expression - surtout parce qu'elle permet à des trésors atypiques, telle cette histoire en images dessinée par William Gropper en 1930, d'être redécouverts. Gropper, l'un des fondateurs de la revue marxiste New Masses, était probablement le plus admiré des caricaturistes américains engagés de son époque. Pourtant, le discret triangle amoureux de Allez-hop ! n'a pas grand chose à voir avec, mettons, l'incendie de l'usine Triangle Shirtwaist qui tua la tante de Gropper quand il était enfant et contribua à faire de lui un radical. De même que le cheval surréaliste qu'on voit apparaître dans le chapitre consacré au rêve trapéziste de la protagoniste tient davantage de Freud que de Marx.
    Le livre est un roman graphique intelligent, social et réaliste, sur le milieu ouvrier des artistes de variété. À moins d'en rester à son apparente simplicité, et de le lire comme une ballade graphique. Mais l'histoire gagne en profondeur à chaque lecture - et chaque lecture est un délice, car Gropper réussit à cerner ses personnages d'un seul trait précis, dans un espace finement observé. Il la raconte par un coup de pinceau épais, gracieux et athlétique - curieusement, à la fois léger et robuste - qui voltige et se balance d'une page à l'autre, jusqu'à ce que l'artiste, et la femme au coeur de son récit, retombent solidement sur leurs pieds.».

    Art Spiegelman

  • Au début des années 1960, Yoshiharu Tsuge entame sa collaboration avec la mythique revue Garo, qui donne aux auteurs la possibilité d'expérimenter de nouvelles ap- proches dans un contexte éditorial peu enclin à l'ouverture.
    Tsuge trouve dans cet endroit la possibilité de se révéler et développe des bandes dessinées d'un genre nouveau où autobiographie et fiction s'entremêlent pour faire surgir une forme d'authenticité inédite - cette approche avant- gardiste sera appelée watakushi manga, « la bande dessi- née du moi » et inspirera toute une génération.
    Après Les fleurs rouges, qui s'intéressait aux années char- nières de la carrière de Tsuge, ce second volume prolonge cette exploration en permettant de découvrir un auteur en pleine mutation. En juin 1968, Garo consacre un numéro spécial à Yoshiharu Tsuge, dans lequel il publiera sa nouvelle la plus célèbre : La Vis (Neji Shiki). Cette histoire marque un tournant dans l'évolution du style de Tsuge, qui, pour la première fois, retranscrit l'un de ses rêves. L'utilisation de la bande dessinée en tant que médium de l'inconscient est jusqu'alors inédite. Dès sa parution, La Vis provoque de nom- breuses réactions et suscite des interprétations diverses, tant de la part de lecteurs que de psychologues, écrivains, ar- tistes ou poètes. Tsuge n'apportera pas d'explications à cette nouvelle, conservant ainsi le mystère autour de son oeuvre.
    Traduites pour la première fois en français, la publication de cette nouvelle et des six autres qui composent ce vo- lume est un événement majeur. Ce deuxième tome de l'an- thologie permet de percevoir toute la richesse d'un auteur incontournable.

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